Accusations du premier ministre du Canada contre un haut fonctionnaire français

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Proche des idées du président Charles de Gaulle, responsable du Haut Comité de la langue française, Philippe Rossillon a fréquenté, comme collègue de bureau, le souverainiste Jacques Parizeau à la fin des années cinquante. Celui-ci racontera au biographie Pierre Duchesne dans le cadre d’une entrevue réalisée en 1999 : « Trudeau avait tort, ce n’était pas un espion. C’était un activiste, un agitateur pour le compte du gouvernement français. Dans ce temps-là, je ne m’intéressais pas beaucoup à la francophonie. Tout ce dont je me souviens, c’est nous avons eu beaucoup de conversations anodines. » Mais pour Trudeau : « La présence ici d’agents étrangers peut causer un ressac dans les provinces anglaises (...) Nous sommes étonnés qu’un agent du gouvernement français soit venu au pays sans la connaissance du gouvernement canadien. Sans se formaliser de la visite en tant que telle, il faut dire que cette approche peut brouiller le progrès que nous voulons réaliser. Je crains que des non canadiens français se rebiffent contre ce genre d’initiative. »Proche des idées du président Charles de Gaulle, responsable du Haut Comité de la langue française, Philippe Rossillon a fréquenté, comme collègue de bureau, le souverainiste Jacques Parizeau à la fin des années cinquante. Celui-ci racontera au biographie Pierre Duchesne dans le cadre d’une entrevue réalisée en 1999 : « Trudeau avait tort, ce n’était pas un espion. C’était un activiste, un agitateur pour le compte du gouvernement français. Dans ce temps-là, je ne m’intéressais pas beaucoup à la francophonie. Tout ce dont je me souviens, c’est nous avons eu beaucoup de conversations anodines. » Mais pour Trudeau : « La présence ici d’agents étrangers peut causer un ressac dans les provinces anglaises (...) Nous sommes étonnés qu’un agent du gouvernement français soit venu au pays sans la connaissance du gouvernement canadien. Sans se formaliser de la visite en tant que telle, il faut dire que cette approche peut brouiller le progrès que nous voulons réaliser. Je crains que des non canadiens français se rebiffent contre ce genre d’initiative. » Source : Le Devoir, 12 septembre 1968, p.1,6.

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