Acquittement du policier Allan Gosset

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Plusieurs réactions font suite au verdict d’acquittement. Soulagé, Gosset, qui était suspendu sans solde depuis l’incident, compare sa situation à celle du juré qui vient de se prononcer : « J’ai eu dix secondes pour juger ce qui a mis 15 heures à mes pairs à décider. On voit bien la différence avec le temps dont nous, les policiers, disposons pour agir. » Les membres de la famille Griffin expriment pour leur part une profonde déception. Alain Jean-Bart, de l’organisme SOS-Racisme, va jusqu’à parler de « jour très triste pour le Québec ». Le 9 juillet 1988, l’agent Gosset sera congédié pour négligence grave dans l’exécution de son travail. Le 5 août 1988, les policiers de Montréal dénonceront dans une lettre signée par 3 338 des leurs, la sévérité du directeur de la police de la CUM, Roland Bourget, concernant le renvoi du policier Gosset.Plusieurs réactions font suite au verdict d’acquittement. Soulagé, Gosset, qui était suspendu sans solde depuis l’incident, compare sa situation à celle du juré qui vient de se prononcer : « J’ai eu dix secondes pour juger ce qui a mis 15 heures à mes pairs à décider. On voit bien la différence avec le temps dont nous, les policiers, disposons pour agir. » Les membres de la famille Griffin expriment pour leur part une profonde déception. Alain Jean-Bart, de l’organisme SOS-Racisme, va jusqu’à parler de « jour très triste pour le Québec ». Le 9 juillet 1988, l’agent Gosset sera congédié pour négligence grave dans l’exécution de son travail. Le 5 août 1988, les policiers de Montréal dénonceront dans une lettre signée par 3 338 des leurs, la sévérité du directeur de la police de la CUM, Roland Bourget, concernant le renvoi du policier Gosset. Source : La Presse, 25 février 1988, p.A1-A3, 9 juillet 1988, p.1-A2.

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