Adoption d’un arrêté ministériel faisant du Red Ensign le drapeau du Canada

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Avec la fin de la Deuxième Guerre mondiale, le premier ministre Mackenzie King manifeste l’intérêt de doter son pays d’un drapeau distinctif. La réélection des Libéraux, en juin 1945, permet de donner suite à ce projet qui récolte beaucoup d’appuis auprès des Canadiens français désireux de voir disparaître l’Union Jack, le drapeau britannique, comme symbole de leur pays. Le 5 septembre 1945, un arrêté ministériel est adopté. Il y est dit : « ..il plaît à Son Excellence le Gouverneur général en conseil, sur la recommandation du premier ministre, d’ordonner par les présentes que le pavillon rouge avec les armes canadiennes dans le battant (Red Ensign) puisse être déployé sur les édifices possédés ou occupés par le gouvernement fédéral, dans les limites et hors des limites du Canada. Il plaît de plus à Son Excellence en conseil, sur la même recommandation, de déclarer par les présentes qu’il est convenable de déployer le pavillon marchand canadien, dans les limites et hors les limites du Canada, chaque fois qu’il y a lieu de déployer un drapeau canadien distinctif. » Loin de mettre fin aux débats sur le drapeau, cette décision relance les hostilités entre les nationalistes canadiens-français qui déplorent la présence de l’Union Jack sur un coin de leur nouveau drapeau, et plusieurs Canadiens anglais qui auraient préféré conserver l’Union Jack, symbole de leur attachement à la Grande-Bretagne. Pour trancher la question, un comité est formé, mais la majorité anglophone s’oppose à ce que l’on fasse disparaître l’Union Jack d’un éventuel projet de drapeau national. Des 2 400 propositions faites, on en retient finalement deux qui sont débattues avant que, le 12 juillet 1946, ne soit retenue par le Comité la version suivante du Red Ensign remanié : « portant une feuille d’érable aux teintes mordorées de l’automne sur un fond blanc avec bordure au lieu des armoiries dans le battant ; l’ensemble du motif devant être proportionné de manière que les dimensions et la position de la feuille d’érable par rapport à l’Union Jack dans le canton le fassent reconnaître comme symbole distinctif du Canada en tant que nation. » Cette décision met à toute fin pratique un terme aux discussions sur le drapeau, ce qui crée un ressentiment dans les milieux nationalistes canadiens-français. Il mènera à l’adoption d’un drapeau Québécois en janvier 1948. Avec la fin de la Deuxième Guerre mondiale, le premier ministre Mackenzie King manifeste l’intérêt de doter son pays d’un drapeau distinctif. La réélection des Libéraux, en juin 1945, permet de donner suite à ce projet qui récolte beaucoup d’appuis auprès des Canadiens français désireux de voir disparaître l’Union Jack, le drapeau britannique, comme symbole de leur pays. Le 5 septembre 1945, un arrêté ministériel est adopté. Il y est dit : « ..il plaît à Son Excellence le Gouverneur général en conseil, sur la recommandation du premier ministre, d’ordonner par les présentes que le pavillon rouge avec les armes canadiennes dans le battant (Red Ensign) puisse être déployé sur les édifices possédés ou occupés par le gouvernement fédéral, dans les limites et hors des limites du Canada. Il plaît de plus à Son Excellence en conseil, sur la même recommandation, de déclarer par les présentes qu’il est convenable de déployer le pavillon marchand canadien, dans les limites et hors les limites du Canada, chaque fois qu’il y a lieu de déployer un drapeau canadien distinctif. » Loin de mettre fin aux débats sur le drapeau, cette décision relance les hostilités entre les nationalistes canadiens-français qui déplorent la présence de l’Union Jack sur un coin de leur nouveau drapeau, et plusieurs Canadiens anglais qui auraient préféré conserver l’Union Jack, symbole de leur attachement à la Grande-Bretagne. Pour trancher la question, un comité est formé, mais la majorité anglophone s’oppose à ce que l’on fasse disparaître l’Union Jack d’un éventuel projet de drapeau national. Des 2 400 propositions faites, on en retient finalement deux qui sont débattues avant que, le 12 juillet 1946, ne soit retenue par le Comité la version suivante du Red Ensign remanié : « portant une feuille d’érable aux teintes mordorées de l’automne sur un fond blanc avec bordure au lieu des armoiries dans le battant ; l’ensemble du motif devant être proportionné de manière que les dimensions et la position de la feuille d’érable par rapport à l’Union Jack dans le canton le fassent reconnaître comme symbole distinctif du Canada en tant que nation. » Cette décision met à toute fin pratique un terme aux discussions sur le drapeau, ce qui crée un ressentiment dans les milieux nationalistes canadiens-français. Il mènera à l’adoption d’un drapeau Québécois en janvier 1948. Source : L’Encyclopédie du Canada : édition 2000, Montréal, Stanké, 2000, p.749-750.

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