Adoption d’une loi supprimant le droit de grève des enseignants du Québec

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

La Loi 25 prolonge les conventions collectives en vigueur jusqu’en juin 1968 et suspend également le droit de grève des enseignants jusqu’à cette date. Pour faire connaître leur mécontentement à l’endroit de la loi - qui est encore à l’état de projet- ces derniers ont déclenché une grève symbolique de 24 heures et organisé une importante manifestation à Québec, le 12 février. Des représentants d’autres centrales syndicales et des membres de l’Union générale des étudiants du Québec (UGEQ) se sont joints à eux pour l’occasion. Cela n’empêche par l’adoption de la loi qui répond néanmoins à une des demandes du syndicat en accordant la parité salariale entre instituteurs et institutrices. Réunie en congrès, la Corporation des instituteurs et institutrices catholiques (CIC) demandera à ses membres de ne pas défier la loi et de retourner ne classe le 20 février. Le mot d’ordre sera généralement respecté, mais ce règlement ne viendra pas à bout du militantisme syndical, les centrales profitant des mois qui suivent pour planifier leurs stratégies en prévision de futures négociations avec le gouvernement. La Loi 25 prolonge les conventions collectives en vigueur jusqu’en juin 1968 et suspend également le droit de grève des enseignants jusqu’à cette date. Pour faire connaître leur mécontentement à l’endroit de la loi - qui est encore à l’état de projet- ces derniers ont déclenché une grève symbolique de 24 heures et organisé une importante manifestation à Québec, le 12 février. Des représentants d’autres centrales syndicales et des membres de l’Union générale des étudiants du Québec (UGEQ) se sont joints à eux pour l’occasion. Cela n’empêche par l’adoption de la loi qui répond néanmoins à une des demandes du syndicat en accordant la parité salariale entre instituteurs et institutrices. Réunie en congrès, la Corporation des instituteurs et institutrices catholiques (CIC) demandera à ses membres de ne pas défier la loi et de retourner ne classe le 20 février. Le mot d’ordre sera généralement respecté, mais ce règlement ne viendra pas à bout du militantisme syndical, les centrales profitant des mois qui suivent pour planifier leurs stratégies en prévision de futures négociations avec le gouvernement. Source : Jacques Rouillard, Histoire du syndicalisme québécois, Montréal, Boréal, 1989, p.356-362.

Voir en ligne : http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/p...