Adoption de la Loi 63 par l’Assemblée nationale du Québec

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Même si elle s’accompagne de mesures visant à promouvoir le français, notamment auprès des immigrants, la Loi 63 fait l’objet d’une forte contestation chez les francophones. Alors que Unionistes et Libéraux sont presque unanimes à l’appuyer, d’autres députés, comme René Lévesque
, Jérôme Proulx, Antonio Flamand, Yves Michaud et Gaston Tremblay s’y opposent farouchement. Plusieurs autres s’abstiendront de se prononcer le jour du vote. Ce débat extraordinairement émotif est marqué par les insultes et les injures que se lancent les députés à l’Assemblée nationale et la montée d’un mouvement de résistance dans les cercles nationalistes. La question linguistique restera encore dans l’actualité pendant plusieurs années avant que la Loi 22 du gouvernement de Robert Bourassa et la Loi 101 du gouvernement de René Lévesque ne viennent modifier le cours des choses au cours des années 70. Cette polémique causera cependant beaucoup de dommages au gouvernement unioniste de Jean-Jacques Bertrand qui sera défait lors de l’élection générale du 29 avril 1970. Même si elle s’accompagne de mesures visant à promouvoir le français, notamment auprès des immigrants, la Loi 63 fait l’objet d’une forte contestation chez les francophones. Alors que Unionistes et Libéraux sont presque unanimes à l’appuyer, d’autres députés, comme René Lévesque
, Jérôme Proulx, Antonio Flamand, Yves Michaud et Gaston Tremblay s’y opposent farouchement. Plusieurs autres s’abstiendront de se prononcer le jour du vote. Ce débat extraordinairement émotif est marqué par les insultes et les injures que se lancent les députés à l’Assemblée nationale et la montée d’un mouvement de résistance dans les cercles nationalistes. La question linguistique restera encore dans l’actualité pendant plusieurs années avant que la Loi 22 du gouvernement de Robert Bourassa et la Loi 101 du gouvernement de René Lévesque ne viennent modifier le cours des choses au cours des années 70. Cette polémique causera cependant beaucoup de dommages au gouvernement unioniste de Jean-Jacques Bertrand qui sera défait lors de l’élection générale du 29 avril 1970. Source : La Presse, 21 novembre 1969, p.1 et 6. Paul-André Linteau, René Durocher, Jean-Claude Robert, François Ricard, Histoire du Québec contemporain : le Québec depuis 1930, Montréal, Boréal, 1987, p.550-553.

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