Adoption de la Loi fédérale créant un régime de retraite canadien

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Le nom de la ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, Judy LaMarsh, est associé à cette loi qui doit maintenant obtenir l’approbation du Sénat. De son côté, le gouvernement du Québec, représenté par le premier ministre Jean Lesage
, adoptera son propre programme et créera la Caisse de dépot et placement. En septembre 1963, lors de la conférence des ministres de la Santé tenue à Ottawa, la confrontation entre les positions du gouvernement fédéral et celles du Québec sur la création d’un régime de retraite n’avait fait aucun doute. Quelques jours après, la ministre LaMarsh affirmait : « La puissance d’un gouvernement (celui de Québec) possédant autant d’argent serait effarante. En contrôlant les capitaux d’investissement, il serait en position de dominer les affaires. On risquerait de déboucher sur une sorte de national-socialisme, tel qu’il s’exercait dans l’Allemagne nazie. » Dans un éditorial du journal « Le Devoir », André Laurendau répliquait alors : « N’oublions pas que l’excitation trahit souvent une grande faiblesse, et que la vraie modération naît souvent de l’assurance et du courage. » La création de la Caisse de dépôt et placement constituera une manifestation autonomiste du Québec qui permettra de stimuler la participation de jeunes entrepreneurs francophones au développement de l’économie.Le nom de la ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, Judy LaMarsh, est associé à cette loi qui doit maintenant obtenir l’approbation du Sénat. De son côté, le gouvernement du Québec, représenté par le premier ministre Jean Lesage
, adoptera son propre programme et créera la Caisse de dépot et placement. En septembre 1963, lors de la conférence des ministres de la Santé tenue à Ottawa, la confrontation entre les positions du gouvernement fédéral et celles du Québec sur la création d’un régime de retraite n’avait fait aucun doute. Quelques jours après, la ministre LaMarsh affirmait : « La puissance d’un gouvernement (celui de Québec) possédant autant d’argent serait effarante. En contrôlant les capitaux d’investissement, il serait en position de dominer les affaires. On risquerait de déboucher sur une sorte de national-socialisme, tel qu’il s’exercait dans l’Allemagne nazie. » Dans un éditorial du journal « Le Devoir », André Laurendau répliquait alors : « N’oublions pas que l’excitation trahit souvent une grande faiblesse, et que la vraie modération naît souvent de l’assurance et du courage. » La création de la Caisse de dépôt et placement constituera une manifestation autonomiste du Québec qui permettra de stimuler la participation de jeunes entrepreneurs francophones au développement de l’économie. Source : La Presse, 30 mars 1965, p.19. Pierre Duchesne, Jacques Parizeau, biographie, 1930-1970, tome 1, Le Croisée, pages 283-342.

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