Adoption de la Loi sur la fréquentation scolaire obligatoire

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Dès le début du siècle, le débat sur la fréquentation scolaire obligatoire donne lieu à de vifs échanges entre certains politiciens, de plus en plus conscients de la nécessité d’instruire la population, et les représentants du clergé, défenseurs de l’école privée. Le projet de fréquentation scolaire obligatoire reçoit l’appui de la Ligue des droits de la femme (les suffragettes avaient fait inscrire le thème de l’instruction obligatoire et gratuite au programme du Parti libéral en 1938), des syndicats ouvriers et d’un certain nombre de Chambres de commerce du Québec. En effet, les propriétaires de petites et moyennes entreprises québécoises, ayant à coeur la productivité de leurs entreprises ainsi que l’économie du Québec en général, insistaient sur la nécessité de développer une main-d’oeuvre formée et instruite. C’est fort de ces appuis que le gouvernement libéral d’Adélard Godbout
, aidé par le travail acharné du surintendant Victor Doré, vient à bout de l’opposition -particulièrement celle du clergé- et réussit à faire passer la Loi sur la fréquentation scolaire obligatoire le 26 mai 1943. Ce jour-là, Godbout déclare : « Nous ne reculerons pas devant notre devoir qui est d’imposer aux parents qui ne le comprennent pas l’obligation de remplir leurs devoirs envers leurs enfants. »Dès le début du siècle, le débat sur la fréquentation scolaire obligatoire donne lieu à de vifs échanges entre certains politiciens, de plus en plus conscients de la nécessité d’instruire la population, et les représentants du clergé, défenseurs de l’école privée. Le projet de fréquentation scolaire obligatoire reçoit l’appui de la Ligue des droits de la femme (les suffragettes avaient fait inscrire le thème de l’instruction obligatoire et gratuite au programme du Parti libéral en 1938), des syndicats ouvriers et d’un certain nombre de Chambres de commerce du Québec. En effet, les propriétaires de petites et moyennes entreprises québécoises, ayant à coeur la productivité de leurs entreprises ainsi que l’économie du Québec en général, insistaient sur la nécessité de développer une main-d’oeuvre formée et instruite. C’est fort de ces appuis que le gouvernement libéral d’Adélard Godbout
, aidé par le travail acharné du surintendant Victor Doré, vient à bout de l’opposition -particulièrement celle du clergé- et réussit à faire passer la Loi sur la fréquentation scolaire obligatoire le 26 mai 1943. Ce jour-là, Godbout déclare : « Nous ne reculerons pas devant notre devoir qui est d’imposer aux parents qui ne le comprennent pas l’obligation de remplir leurs devoirs envers leurs enfants. » Source : Le Devoir, 27 mai 1943, p.7.

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