Adoption de la loi 33 sur le placement syndical

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Ce projet se veut une réponse aux problèmes de collusion, de corruption et d’intimidation mis en lumière par les médias depuis 2008. Selon la ministre du Travail, Lise Thériault, la Loi 33 interdit les relations privées entre les employeurs des chantiers de construction et les représentants syndicaux. La nouvelle fait réagir le monde syndical, plus particulièrement la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) et le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International) qui représentent, à eux deux, 70 % de la main-d’oeuvre québécoise. Pour le porte-parole de la FTQ, Jean Laverdière, il s’agit d’un projet de loi qui « bafoue toutes les règles de relations de travail », ajoutant qu’« il n’y a que les républiques de bananes et les pays totalitaires qui font ça ». Les deux organisations syndicales laissent également planer la menace d’une fuite de la main-d’oeuvre québécoise vers les chantiers de l’Ouest canadien. Une perspective, cependant, que ne craint pas la ministre Thériault. Les travailleurs de la construction, selon elle, sont déjà peu nombreux à vouloir s’exiler dans le Nord québécois. C’est un comité de transition, mis sur pied en janvier 2012 et comprenant six représentants du patronat et cinq du monde syndical, qui sera chargé de définir le nouveau mode de placement du personnel. La FTQ et l’International ont déjà promis de le boycotter.Ce projet se veut une réponse aux problèmes de collusion, de corruption et d’intimidation mis en lumière par les médias depuis 2008. Selon la ministre du Travail, Lise Thériault, la Loi 33 interdit les relations privées entre les employeurs des chantiers de construction et les représentants syndicaux. La nouvelle fait réagir le monde syndical, plus particulièrement la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) et le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International) qui représentent, à eux deux, 70 % de la main-d’oeuvre québécoise. Pour le porte-parole de la FTQ, Jean Laverdière, il s’agit d’un projet de loi qui « bafoue toutes les règles de relations de travail », ajoutant qu’« il n’y a que les républiques de bananes et les pays totalitaires qui font ça ». Les deux organisations syndicales laissent également planer la menace d’une fuite de la main-d’oeuvre québécoise vers les chantiers de l’Ouest canadien. Une perspective, cependant, que ne craint pas la ministre Thériault. Les travailleurs de la construction, selon elle, sont déjà peu nombreux à vouloir s’exiler dans le Nord québécois. C’est un comité de transition, mis sur pied en janvier 2012 et comprenant six représentants du patronat et cinq du monde syndical, qui sera chargé de définir le nouveau mode de placement du personnel. La FTQ et l’International ont déjà promis de le boycotter. Source : Le Devoir, 3 décembre 2011, p.A3 ; La Presse, 21 janvier 2012, p.A9 ; http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/politique/201112/07/01-4475319-placement-syndical-la-loi-33-devant-les-tribunaux.php

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