Adoption par l’Assemblée législative d’une loi sur l’assurance-hospitalisation

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

L’article 27 du programme adopté par le Parti libéral du Québec, en 1960, proposait « l’institution immédiate, en collaboration avec la profession médicale, les professions et les services connexes, d’un système gouvernemental d’assurance-hospitalisation. » Le gouvernement remplit cet engagement dès la première année de son mandat, ce qui permet aux Québécois d’obtenir, dès 1961, un service d’hospitalisation gratuit comme celui dont bénéficient les Canadiens des autres provinces. Cette mesure exige une implication directe de l’État dans la gestion des hôpitaux. En peu de temps, la facture de l’assurance-hospitalisation connaîtra une croissance vertigineuse, passant de 139 millions de dollars en 1961 à 343 millions de dollars en 1966. Le programme s’avère néanmoins profitable pour les Québécois : lors d’une conférence qu’il prononcera le 15 décembre 1961, le premier ministre Lesage annoncera qu’environ 650 000 personnes l’ont utilisé au cours de sa première année d’application. L’article 27 du programme adopté par le Parti libéral du Québec, en 1960, proposait « l’institution immédiate, en collaboration avec la profession médicale, les professions et les services connexes, d’un système gouvernemental d’assurance-hospitalisation. » Le gouvernement remplit cet engagement dès la première année de son mandat, ce qui permet aux Québécois d’obtenir, dès 1961, un service d’hospitalisation gratuit comme celui dont bénéficient les Canadiens des autres provinces. Cette mesure exige une implication directe de l’État dans la gestion des hôpitaux. En peu de temps, la facture de l’assurance-hospitalisation connaîtra une croissance vertigineuse, passant de 139 millions de dollars en 1961 à 343 millions de dollars en 1966. Le programme s’avère néanmoins profitable pour les Québécois : lors d’une conférence qu’il prononcera le 15 décembre 1961, le premier ministre Lesage annoncera qu’environ 650 000 personnes l’ont utilisé au cours de sa première année d’application. Source : Paul-André Linteau, René Durocher, Jean-Claude Robert, François Ricard, Histoire du Québec contemporain : le Québec depuis 1930, Montréal, Boréal, 1986, p.579-588. Susan Mann Trofimenkoff, Vision nationales : une histoire du Québec, Saint-Laurent, Trécarré, 1986, p.400-420. (extrait de l’article dans) Claude Bouchard et Robert Lagassé, Nouvelle-France, Canada, Québec : histoire du Québec et du Canada, Montréal, Beauchemin, 1986, p.300.

Voir en ligne : http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/p...