Altercation majeure entre policiers et chômeurs à Regina, en Saskatchewan

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

La situation désespérée des chômeurs de l’Ouest du pays incite certains d’entre eux à se rendre dans la capitale afin de faire connaître leurs doléances au premier ministre Richard Bennett
. L’intervention des forces de l’ordre met cependant fin à cette « marche sur Ottawa » à Regina. Selon les comptes-rendus de la presse, l’émeute de Regina cause une centaine de blessés chez les chômeurs et les policiers. Un témoin de l’événement, Ronald Liversedge, raconte : « Un coup de sifflet strident éclata, et les portes arrière de camions s’ouvrirent pour laisser passer des gendarmes armés de bâtons de baseball (...) Tandis que nous reculions, j’aperçus une femme qui se penchait sur un landau renversé et piétiné par la gendarmerie. Je vis quatre policiers qui tiraient par les bras et les jambes un de nos hommes, qu’ils avaient renversé sur le sol, pendant qu’un cinquième le frappait sournoisement à la tête. » Un détective est même tué par une des balles tirées au cours des affrontements. La police muncipale et la Gendarmerie Royale du Canada sont impliquées dans cette intervention controversée qui cause également d’importants dégâts matériels. Plusieurs arrestations seront effectuées et près de 2 000 marcheurs resteront sous la surveillance des policiers au terrain de l’exposition. Un compromis entre les marcheurs et les autorités municipales mettra fin au conflit.La situation désespérée des chômeurs de l’Ouest du pays incite certains d’entre eux à se rendre dans la capitale afin de faire connaître leurs doléances au premier ministre Richard Bennett
. L’intervention des forces de l’ordre met cependant fin à cette « marche sur Ottawa » à Regina. Selon les comptes-rendus de la presse, l’émeute de Regina cause une centaine de blessés chez les chômeurs et les policiers. Un témoin de l’événement, Ronald Liversedge, raconte : « Un coup de sifflet strident éclata, et les portes arrière de camions s’ouvrirent pour laisser passer des gendarmes armés de bâtons de baseball (...) Tandis que nous reculions, j’aperçus une femme qui se penchait sur un landau renversé et piétiné par la gendarmerie. Je vis quatre policiers qui tiraient par les bras et les jambes un de nos hommes, qu’ils avaient renversé sur le sol, pendant qu’un cinquième le frappait sournoisement à la tête. » Un détective est même tué par une des balles tirées au cours des affrontements. La police muncipale et la Gendarmerie Royale du Canada sont impliquées dans cette intervention controversée qui cause également d’importants dégâts matériels. Plusieurs arrestations seront effectuées et près de 2 000 marcheurs resteront sous la surveillance des policiers au terrain de l’exposition. Un compromis entre les marcheurs et les autorités municipales mettra fin au conflit. Source : La Presse, 2 juillet 1935, p.1 et 19, 3 juillet 1935, p.1 et 13. L’Encyclopédie du Canada : édition 2000, Montréal, Stanké, 2000, p.1536.

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