Annonce d’une entente de principe sur le Partenariat transpacifique

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Quatre pays (Brunei, Chili, Nouvelle-Zélande, Sigapour) signent le PTP en 2005. D’’autres s’ajoutent aux négociations au fil des ans, dont le Canada en 2011. Le PTP a pour objectif de diminuer ou de supprimer les droits de douanes et les tarifs sur une foule de produits. Il est aussi perçu comme une forme de contrepoids à l’influence de la Chine dans cette région du monde. De longues négociations, échoppant sur différents points, se poursuivent en 2015. Elles aboutissent à Atlanta, le 6 octobre, alors que les représentants des 12 pays participants en viennent à une entente. Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, se réjouit de la nouvelle qui survient à deux semaines des élections générales. Selon lui, il s’agit d’une excellente nouvelle pour les consommateurs. De plus, le Canada étant un pays exportateur, plusieurs secteurs s’attendent à profiter de cette entente qui permet un meilleur accès aux marchés étrangers, particulièrement le Japon (porc, bois d’oeuvre, aluminium, etc.). En revanche, le PTP ouvre une brèche dans le système de gestion de l’offre, en vigueur depuis les années 1970 dans la production du lait, des oeufs et de la volaille. Désormais, les pays adhérant au PTP auront accès à 3,25% de la production canadienne. Cette éventualité suscite la crainte des éleveurs, une situation particulièrement sensible au Québec et en Ontario où sont concentrées les exploitations axées sur ces produits. L’Ontario s’inquiète aussi de l’ouverture faite aux pièces d’autos étrangères, les syndicats pronostiquant déjà la perte de milliers d’emplois. Afin de compenser les pertes envisagées, le gouvernement s’engage à verser aux producteurs touchés 4,3 milliards sur 15 ans. Un peu plus d’un milliard sur 10 ans sera également octroyé pour aider le secteur automobile. Les autres partis en campagne réagissent à ce PTP. Avec des nuances, le libéral Justin Trudeau se montre plutôt favorable. Gilles Duceppe du Bloc québécois se dit pour sa part déçu des concessions faites au niveau de la gestion de l’offre et inquiet de la protection accordée à la culture. Enfin, Thomas Mulcair du Nouveau Parti démocratique affiche une position tranchée en affirmant qu’un éventuel gouvernement néo-démocrate refuserait l’entente si l’offre ne protège pas la gestion de l’offre. Pour que le PTP entre en vigueur, il faudra d’abord que les Parlements des pays signataires le ratifient d’ici deux ans. Quatre pays (Brunei, Chili, Nouvelle-Zélande, Sigapour) signent le PTP en 2005. D’’autres s’ajoutent aux négociations au fil des ans, dont le Canada en 2011. Le PTP a pour objectif de diminuer ou de supprimer les droits de douanes et les tarifs sur une foule de produits. Il est aussi perçu comme une forme de contrepoids à l’influence de la Chine dans cette région du monde. De longues négociations, échoppant sur différents points, se poursuivent en 2015. Elles aboutissent à Atlanta, le 6 octobre, alors que les représentants des 12 pays participants en viennent à une entente. Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, se réjouit de la nouvelle qui survient à deux semaines des élections générales. Selon lui, il s’agit d’une excellente nouvelle pour les consommateurs. De plus, le Canada étant un pays exportateur, plusieurs secteurs s’attendent à profiter de cette entente qui permet un meilleur accès aux marchés étrangers, particulièrement le Japon (porc, bois d’oeuvre, aluminium, etc.). En revanche, le PTP ouvre une brèche dans le système de gestion de l’offre, en vigueur depuis les années 1970 dans la production du lait, des oeufs et de la volaille. Désormais, les pays adhérant au PTP auront accès à 3,25% de la production canadienne. Cette éventualité suscite la crainte des éleveurs, une situation particulièrement sensible au Québec et en Ontario où sont concentrées les exploitations axées sur ces produits. L’Ontario s’inquiète aussi de l’ouverture faite aux pièces d’autos étrangères, les syndicats pronostiquant déjà la perte de milliers d’emplois. Afin de compenser les pertes envisagées, le gouvernement s’engage à verser aux producteurs touchés 4,3 milliards sur 15 ans. Un peu plus d’un milliard sur 10 ans sera également octroyé pour aider le secteur automobile. Les autres partis en campagne réagissent à ce PTP. Avec des nuances, le libéral Justin Trudeau se montre plutôt favorable. Gilles Duceppe du Bloc québécois se dit pour sa part déçu des concessions faites au niveau de la gestion de l’offre et inquiet de la protection accordée à la culture. Enfin, Thomas Mulcair du Nouveau Parti démocratique affiche une position tranchée en affirmant qu’un éventuel gouvernement néo-démocrate refuserait l’entente si l’offre ne protège pas la gestion de l’offre. Pour que le PTP entre en vigueur, il faudra d’abord que les Parlements des pays signataires le ratifient d’ici deux ans. Source : http://affaires.lapresse.ca/economie/quebec/201510/05/01-4906956-partenariat-  ;
transpacifique-les-gagnants-et-perdants-au-quebec.php
http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/economie/2015/07/24/001-partenariat-transpacifique-negociations-plus-grande-zone-libre-echange-au-monde.shtml  ;
http://www.lesaffaires.com/monde/amerique/ptp-les-secteurs-et-les-pays-cles-pour-le-quebec-/582173

Voir en ligne : http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/p...