Annonce de la création de la Commission d’enquête Gendron sur la situation du français au Québec

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Lors de cette annonce, le premier ministre Bertrand déclare : « Depuis quelques années on se préoccupe beaucoup, en divers milieux, de l’avenir de la langue française au Québec. En bon endroit puisqu’il s’agit d’un élément absolument vital de notre héritage collectif. La langue est encore plus qu’un mode d’expression ; elle est l’instrument qui modèle la pensée, qui imprime à la culture son caractère propre. » Ce à quoi il ajoute : « ce n’est pas la langue de la minorité qui est la plus vulnérable au Québec, mais celle de la majorité. » Malgré cette déclaration, le gouvernement fait adopter en novembre 1969 la Loi 63 qui confirme la liberté des parents de faire éduquer leurs enfants dans la langue de leurs choix, une mesure contestée par le francophones qui voudraient que les immigrants soient forcés de fréquenter l’école française. Selon le mandat qu’on lui donne, la Commission devra recommander des mesures pour assurer « 1- les droits linguistiques de la majorité aussi bien que la protection des droits des minorités. 2- le plein épanouissement et la diffusion de la langue française au Québec dans tous les secteurs d’activités à la fois sur le plan éducatuf, culturel, social et économique. » Elle déposera son rapport en décembre 1972, plus de deux ans après la défaite des unionistes de Bertrand aux élections générales d’avril 1970.Lors de cette annonce, le premier ministre Bertrand déclare : « Depuis quelques années on se préoccupe beaucoup, en divers milieux, de l’avenir de la langue française au Québec. En bon endroit puisqu’il s’agit d’un élément absolument vital de notre héritage collectif. La langue est encore plus qu’un mode d’expression ; elle est l’instrument qui modèle la pensée, qui imprime à la culture son caractère propre. » Ce à quoi il ajoute : « ce n’est pas la langue de la minorité qui est la plus vulnérable au Québec, mais celle de la majorité. » Malgré cette déclaration, le gouvernement fait adopter en novembre 1969 la Loi 63 qui confirme la liberté des parents de faire éduquer leurs enfants dans la langue de leurs choix, une mesure contestée par le francophones qui voudraient que les immigrants soient forcés de fréquenter l’école française. Selon le mandat qu’on lui donne, la Commission devra recommander des mesures pour assurer « 1- les droits linguistiques de la majorité aussi bien que la protection des droits des minorités. 2- le plein épanouissement et la diffusion de la langue française au Québec dans tous les secteurs d’activités à la fois sur le plan éducatuf, culturel, social et économique. » Elle déposera son rapport en décembre 1972, plus de deux ans après la défaite des unionistes de Bertrand aux élections générales d’avril 1970. Source : Le Devoir, 10 décembre 1968, p.1-2.

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