Annonce de la décision du bloquiste Pierre Brien de joindre les rangs de l’Action démocratique du Québec

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

C’est le désir d’être candidat dans un mouvement de changement, de faire avancer les choses qui motive Brien à faire le grand saut, sans toutefois renier ses profondes convictions souverainistes. Il dit croire en la souveraineté, mais estime plus important de respecter les autres préoccupations des Québécois. « Mon geste est assez éloquent à cet égard-là. Je ne crois pas que, dans un avenir prévisible, cette question va dominer l’échiquier politique. La souveraineté ne va pas disparaître du décor politique pour autant. Mais il m’apparaît assez évident que lorsque l’on veut faire de l’action politique concrète, il faut l’inscrire dans le réel. Et moi, je me sens bien à l’aise avec une formation politique qui se lève chaque matin en se demandant comment on fait progresser le Québec », explique Brien. « Je suis déçu. Je pense qu’il s’agit d’une erreur stratégique et je l’ai dit à Pierre. Je ne remets pas en question sa bonne foi ou ses convictions souverainistes. Mais lorsqu’on a des convictions en politique, il est normal d’en faire la promotion. Si on veut en faire la promotion, il est normal d’être dans un parti qui partage une telle vision des choses, de choisir le bon véhicule », ajoute pour sa part le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe.C’est le désir d’être candidat dans un mouvement de changement, de faire avancer les choses qui motive Brien à faire le grand saut, sans toutefois renier ses profondes convictions souverainistes. Il dit croire en la souveraineté, mais estime plus important de respecter les autres préoccupations des Québécois. « Mon geste est assez éloquent à cet égard-là. Je ne crois pas que, dans un avenir prévisible, cette question va dominer l’échiquier politique. La souveraineté ne va pas disparaître du décor politique pour autant. Mais il m’apparaît assez évident que lorsque l’on veut faire de l’action politique concrète, il faut l’inscrire dans le réel. Et moi, je me sens bien à l’aise avec une formation politique qui se lève chaque matin en se demandant comment on fait progresser le Québec », explique Brien. « Je suis déçu. Je pense qu’il s’agit d’une erreur stratégique et je l’ai dit à Pierre. Je ne remets pas en question sa bonne foi ou ses convictions souverainistes. Mais lorsqu’on a des convictions en politique, il est normal d’en faire la promotion. Si on veut en faire la promotion, il est normal d’être dans un parti qui partage une telle vision des choses, de choisir le bon véhicule », ajoute pour sa part le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe. Source : La Presse, 14 janvier 2003, p. A1.
Le Devoir, 14 janvier 2003, p. A1.

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