Annonce de la démission d’Arthur Sauvé du poste de chef du Parti conservateur du Québec

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Sauvé, qui est devenu chef du Parti conservateur du Québec en 1922, déclare : « J’ai annoncé ma résolution de démissionner comme chef de l’opposition, si l’électorat de la province ne me donnerait pas le pouvoir d’administrer la province suivant la politique que nous préconisons. » Sauvé, qui a été impuissant à amener les Conservateurs au pouvoir lors des élections générales de 1923 et 1927, avoue même : « Je suis pauvre et j’ai besoin de réorganiser ma vie pour le soutien de mon foyer, je crois avoir donné ma large part à la province. » Ému, il reconnaît : « ...j’ai voulu donner une direction conforme à nos saines traditions et institutions, pouvant dissiper les indispositions et les préjugés soulevés contre lui et le ramener à la confiance populaire dans le but de maintenir notre régime institutionnel aussi de servir les meilleurs intérêts du pays au foyer de la civilisation canadienne, notre province, gardienne des clefs de notre survivance. » En fin de compte, Sauvé ne quittera la direction du Parti conservateur qu’en 1930. C’est Camillien Houde qui lui succédera.Sauvé, qui est devenu chef du Parti conservateur du Québec en 1922, déclare : « J’ai annoncé ma résolution de démissionner comme chef de l’opposition, si l’électorat de la province ne me donnerait pas le pouvoir d’administrer la province suivant la politique que nous préconisons. » Sauvé, qui a été impuissant à amener les Conservateurs au pouvoir lors des élections générales de 1923 et 1927, avoue même : « Je suis pauvre et j’ai besoin de réorganiser ma vie pour le soutien de mon foyer, je crois avoir donné ma large part à la province. » Ému, il reconnaît : « ...j’ai voulu donner une direction conforme à nos saines traditions et institutions, pouvant dissiper les indispositions et les préjugés soulevés contre lui et le ramener à la confiance populaire dans le but de maintenir notre régime institutionnel aussi de servir les meilleurs intérêts du pays au foyer de la civilisation canadienne, notre province, gardienne des clefs de notre survivance. » En fin de compte, Sauvé ne quittera la direction du Parti conservateur qu’en 1930. C’est Camillien Houde qui lui succédera. Source : Le Devoir, 23 mai 1927, p.3, 24 mai 1927, p.1. Paul-André Linteau, René Durocher, Jean-Claude Robert, Histoire du Québec contemporain : de la Confédération à la crise, 1867-1929, Montréal, Boréal Express, 1979, p.558-560.

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