Annonce de la démission de Rodrigue Biron du poste de chef de l’Union nationale

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Biron avait réussi à faire élire 11 députés unionistes en 1976, mais des tiraillements entre nationalistes et fédéralistes ont contribué à diviser le parti par la suite. Après avoir lui-même recommandé de voter « Non » lors du dépôt de la question référendaire, en décembre 1980, Biron revient sur sa parole en mars, reconnaissant cette fois qu’il votera « Oui ». Selon d’autres membres de la députation unioniste, Biron aurait même tenté de convaincre ses confrères de le suivre, une démarche qui s’est avérée futile puisque le chef intérimaire, Michel Le Moignan, s’empresse de rappeler le caractère fédéraliste de sa formation. L’annonce de la décision de Biron à l’Assemblée nationale lui vaut les applaudissements des députés du Parti québécois, même si son adhésion s’accompagne d’une certaine réserve, comme lorsqu’il reconnaît : « C’est parce que je refuse la séparation complète que je dirai Oui au référendum. » Rodrigue Biron joindra éventuellement les rangs du Parti québécois. Il occupera le poste de ministre de l’Industrie et du Commerce de 1981 à 1985.Biron avait réussi à faire élire 11 députés unionistes en 1976, mais des tiraillements entre nationalistes et fédéralistes ont contribué à diviser le parti par la suite. Après avoir lui-même recommandé de voter « Non » lors du dépôt de la question référendaire, en décembre 1980, Biron revient sur sa parole en mars, reconnaissant cette fois qu’il votera « Oui ». Selon d’autres membres de la députation unioniste, Biron aurait même tenté de convaincre ses confrères de le suivre, une démarche qui s’est avérée futile puisque le chef intérimaire, Michel Le Moignan, s’empresse de rappeler le caractère fédéraliste de sa formation. L’annonce de la décision de Biron à l’Assemblée nationale lui vaut les applaudissements des députés du Parti québécois, même si son adhésion s’accompagne d’une certaine réserve, comme lorsqu’il reconnaît : « C’est parce que je refuse la séparation complète que je dirai Oui au référendum. » Rodrigue Biron joindra éventuellement les rangs du Parti québécois. Il occupera le poste de ministre de l’Industrie et du Commerce de 1981 à 1985. Source : Le Devoir, 4 mars 1980, p.1 et 12.

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