Annonce de la dissolution de la Chambre des communes par le premier ministre Wilfrid Laurier

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Depuis huit mois, l’opposition conservatrice, avec à sa tête Robert Borden, bloque les négociations au niveau du traité de libre-échange avec les État-Unis. Laurier déclare à cet égard : « Sans discuter les mérites de cette proposition, le parti conservateur à la Chambre des Communes, a délibérément adopté un système d’obstruction organisé enfin d’empêcher que le parlement donne un vote ou ses représentants puissent exprimer leur opinion (...) Dans ces conditions, il a paru aux aviseurs de Son Excellence, qu’il serait plus conforme à la dignité du parlement, aux traditions des institutions parlementaires britanniques (...) aux meilleurs intérêts du pays, de porter la question devant le peuple lui-même afin que le peuple soit juge entre le gouvernement et l’opposition. » Cette dissolution ouvre la porte à Robert Borden, chef du parti conservateur, qui remportera les élections du 21 septembre 1911, ralliant derrière lui les opposants au traité de réciprocité.Depuis huit mois, l’opposition conservatrice, avec à sa tête Robert Borden, bloque les négociations au niveau du traité de libre-échange avec les État-Unis. Laurier déclare à cet égard : « Sans discuter les mérites de cette proposition, le parti conservateur à la Chambre des Communes, a délibérément adopté un système d’obstruction organisé enfin d’empêcher que le parlement donne un vote ou ses représentants puissent exprimer leur opinion (...) Dans ces conditions, il a paru aux aviseurs de Son Excellence, qu’il serait plus conforme à la dignité du parlement, aux traditions des institutions parlementaires britanniques (...) aux meilleurs intérêts du pays, de porter la question devant le peuple lui-même afin que le peuple soit juge entre le gouvernement et l’opposition. » Cette dissolution ouvre la porte à Robert Borden, chef du parti conservateur, qui remportera les élections du 21 septembre 1911, ralliant derrière lui les opposants au traité de réciprocité. Source : Le Devoir, 31 juillet 1911, p.1-2. Craig Brown (sous la direction de), Histoire générale du Canada, Montréal, Boréal, 1990, p.482-488.

Voir en ligne : http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/p...