Annonce de la fondation d’écoles techniques par le premier ministre Lomer Gouin

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

C’est donc en décembre que le premier ministre annonce, dans un discours, la fondation d’écoles techniques qu’il souhaite « d’un degré inférieur à l’École Polytechnique ». Le clergé exprime une certaine méfiance à l’égard de ce projet, mais y consent à condition que l’on maintienne la base de l’enseignement classique. L’abbé Roy énonce d’ailleurs clairement que « nos collèges classiques ne peuvent pas devenir des institutions hybrides où les sciences industrielles et commerciales absorberaient la meilleure part de l’attention des enfants et des jeunes gens... » Le projet de Gervais, approuvé par Gouin, ne comporte pas d’affiliation à l’université, et pas de contrôle religieux. C’est donc en décembre que le premier ministre annonce, dans un discours, la fondation d’écoles techniques qu’il souhaite « d’un degré inférieur à l’École Polytechnique ». Le clergé exprime une certaine méfiance à l’égard de ce projet, mais y consent à condition que l’on maintienne la base de l’enseignement classique. L’abbé Roy énonce d’ailleurs clairement que « nos collèges classiques ne peuvent pas devenir des institutions hybrides où les sciences industrielles et commerciales absorberaient la meilleure part de l’attention des enfants et des jeunes gens... » Le projet de Gervais, approuvé par Gouin, ne comporte pas d’affiliation à l’université, et pas de contrôle religieux. Source : Robert Rumilly, Histoire de la province de Québec : Les écoles du Nord-Ouest, Montréal, Éditions Bernard Valiquette, 1944, p.202-203. Paul-André Linteau, René Durocher, Jean-Claude Robert, Histoire du Québec contemporain : de la Confédération à la crise, 1867-1929, Montréal, Boréal Express, 1979, p.526-543.

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