Annonce du départ de Henri Bourassa du journal « Le Devoir »

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Bourassa démissionne de son poste à la suite d’une polémique qui oppose les porte-parole des deux principaux courants nationalistes du temps. Le courant qui défend exclusivement les droits des Canadien français est représenté par Lionel Groulx
, alors que Bourassa, favorable à l’idée d’un Canada uni, prône le blinguisme tout en continuant de prêcher l’ordre chrétien. La rupture est inévitable entre lui et les membres de « l’Action Nationale » qui s’orientent plutôt vers un christianisme social. Selon le biographe de Bourassa, Robert Rumilly, les positions de Bourassa étaient à l’origine des baisses de tirage que connaissait « Le Devoir », une situation qui remettait en question la survie même du journal. Après le départ de Bourassa, c’est Georges Pelletier qui sera nommé directeur-gérant du « Devoir ».Bourassa démissionne de son poste à la suite d’une polémique qui oppose les porte-parole des deux principaux courants nationalistes du temps. Le courant qui défend exclusivement les droits des Canadien français est représenté par Lionel Groulx
, alors que Bourassa, favorable à l’idée d’un Canada uni, prône le blinguisme tout en continuant de prêcher l’ordre chrétien. La rupture est inévitable entre lui et les membres de « l’Action Nationale » qui s’orientent plutôt vers un christianisme social. Selon le biographe de Bourassa, Robert Rumilly, les positions de Bourassa étaient à l’origine des baisses de tirage que connaissait « Le Devoir », une situation qui remettait en question la survie même du journal. Après le départ de Bourassa, c’est Georges Pelletier qui sera nommé directeur-gérant du « Devoir ». Source : Robert Rumilly, Henri Bourassa : la vie publique d’un grand Canadien, Montréal, Chantecler, 1953, p.727-736.

Voir en ligne : http://www.bilan.usherbrooke.ca/bil...