Annulation de subventions versées à certaines écoles privées juives

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

La décision de passer d’un financement de 60 %, courant pour les écoles privées, à 100 % pour certaines écoles juives, avait été rendue publique peu après l’incendie de la bibliothèque de l’école United Talmud Torah, en décembre 2004. Elle visait, selon le ministre Reid, à « favoriser les échanges culturels » entre les élèves d’institutions primaires et secondaires juives et ceux d’autres écoles. La pertinence de cette mesure fait l’objet de fortes contestations, tant dans les milieux politiques que scolaires. Certains observateurs établissent même un lien entre ces subventions et des dons faits par la communauté juive à la caisse électorale du Parti libéral (PLQ). Le 18 janvier, la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys annonce qu’elle ne renouvellera pas les ententes prises en décembre lorsqu’elles arriveront à terme en juin 2005. Le tollé précipite un changement de cap du gouvernement. Après la tenue d’un conseil des ministres, le premier ministre Charest et le ministre Reid annoncent le 19 janvier que les subventions aux écoles juives concernées reviendront à 60 % après l’expiration des contrats déjà signés. La décision de passer d’un financement de 60 %, courant pour les écoles privées, à 100 % pour certaines écoles juives, avait été rendue publique peu après l’incendie de la bibliothèque de l’école United Talmud Torah, en décembre 2004. Elle visait, selon le ministre Reid, à « favoriser les échanges culturels » entre les élèves d’institutions primaires et secondaires juives et ceux d’autres écoles. La pertinence de cette mesure fait l’objet de fortes contestations, tant dans les milieux politiques que scolaires. Certains observateurs établissent même un lien entre ces subventions et des dons faits par la communauté juive à la caisse électorale du Parti libéral (PLQ). Le 18 janvier, la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys annonce qu’elle ne renouvellera pas les ententes prises en décembre lorsqu’elles arriveront à terme en juin 2005. Le tollé précipite un changement de cap du gouvernement. Après la tenue d’un conseil des ministres, le premier ministre Charest et le ministre Reid annoncent le 19 janvier que les subventions aux écoles juives concernées reviendront à 60 % après l’expiration des contrats déjà signés. Source : Le Devoir, 13 janvier 2005, p.1 et A8 ; 19 janvier 2005, p.1 et A8 ; 20 janvier 2005, p.1 et A8. La Presse, 19 janvier 2005, p.1, A2-A3, A5 ; 20 janvier 2005, p.1, A4-A5, A6 et A10.

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