Application de la Loi des mesures de guerre par la Chambre des communes

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

La veille, le premier ministre du Québec, Robert Bourassa
, avait demandé l’intervention de l’armée canadienne pour protéger la population et assurer la sécurité des édifices publics. Quelques heures après la proclamation de la Loi des mesures de guerre par le premier ministre du Canada, Pierre Elliott Trudeau
, des centaines de militaires se déploient sur le territoire québécois. Au cours des jours qui suivront leur intervention, ils procéderont à plusieurs centaines d’arrestations. « Just watch me » a répondu Pierre Elliott Trudeau
à un journaliste qui lui avait demandé ce qu’il entendait faire. Le 13 septembre, au sortir du parlement, il déclarait : « Allez-y, pleurnichez ! Mais il est plus important de maintenir l’ordre et la loi dans la société que de s’apitoyer sur ceux dont les genoux flageolent à la seule vue de l’armée [...] La société doit prendre tous les moyens dont elle dispose pour se défendre contre l’émergence d’un pouvoir parallèle qui défie le pouvoir des élus du peuple, et je pense que cette obligation ne connaît pas de limites. Seules les poules mouillées auraient peur d’aller jusqu’au bout. » La Loi des mesures de guerre, qui est appliquée pour contrer ce que l’on considère comme une « insurrection appréhendée », suspend les libertés civiles. La veille, le premier ministre du Québec, Robert Bourassa
, avait demandé l’intervention de l’armée canadienne pour protéger la population et assurer la sécurité des édifices publics. Quelques heures après la proclamation de la Loi des mesures de guerre par le premier ministre du Canada, Pierre Elliott Trudeau
, des centaines de militaires se déploient sur le territoire québécois. Au cours des jours qui suivront leur intervention, ils procéderont à plusieurs centaines d’arrestations. « Just watch me » a répondu Pierre Elliott Trudeau
à un journaliste qui lui avait demandé ce qu’il entendait faire. Le 13 septembre, au sortir du parlement, il déclarait : « Allez-y, pleurnichez ! Mais il est plus important de maintenir l’ordre et la loi dans la société que de s’apitoyer sur ceux dont les genoux flageolent à la seule vue de l’armée [...] La société doit prendre tous les moyens dont elle dispose pour se défendre contre l’émergence d’un pouvoir parallèle qui défie le pouvoir des élus du peuple, et je pense que cette obligation ne connaît pas de limites. Seules les poules mouillées auraient peur d’aller jusqu’au bout. » La Loi des mesures de guerre, qui est appliquée pour contrer ce que l’on considère comme une « insurrection appréhendée », suspend les libertés civiles. Source : L’Encyclopédie du Canada : édition 2000, Montréal, Stanké, 2000, p.658. Pierre Elliott Trudeau, Mémoires politiques, Montréal, Le jour éditeur, 1993, pages 119-135. Pierre Duchesne, Jacques Parizeau, biographie, 1930-1970, tome 1, Le Croisé, Montréal, Québec Amérique, 2001, page 571.

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