Arrestation de 223 suffragettes à Ottawa

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Après leur comparution, les femmes seront condamnées à payer une amende ou à passer entre 15 et 30 jours en détention. Elles choisiront toutes la prison. En 1913, des Montréalaises fonderont la Montreal Suffrage Association, organisation dont le but est l’obtention du droit de vote pour les femmes. Les hommes politiques, et une bonne partie de la population, continuent néanmoins de s’opposer au vote des femmes. Le premier ministre manitobain Rodmond Robin résume d’une certaine façon leur position lorsqu’il déclare : « Mettre les femmes sur un pied d’égalité politique avec les hommes causerait des querelles de ménage. La plupart des femmes sont émotives et, si elles pouvaient voter, elles constitueraient un danger plutôt qu’une aide. » Après leur comparution, les femmes seront condamnées à payer une amende ou à passer entre 15 et 30 jours en détention. Elles choisiront toutes la prison. En 1913, des Montréalaises fonderont la Montreal Suffrage Association, organisation dont le but est l’obtention du droit de vote pour les femmes. Les hommes politiques, et une bonne partie de la population, continuent néanmoins de s’opposer au vote des femmes. Le premier ministre manitobain Rodmond Robin résume d’une certaine façon leur position lorsqu’il déclare : « Mettre les femmes sur un pied d’égalité politique avec les hommes causerait des querelles de ménage. La plupart des femmes sont émotives et, si elles pouvaient voter, elles constitueraient un danger plutôt qu’une aide. » Source : Paul-André Linteau, René Durocher, Jean-Claude Robert, Histoire du Québec contemporain : de la Confédération à la crise, 1867-1929, Montréal, Boréal Express, 1979, p.506-517. (citation dans) Don Gilmour, Achille Michaud, Pierre Turgeon, Le Canada : une histoire populaire de la Confédération à nos jours, Saint-Laurent, Fides, 2001, p.80.

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