Assermentation d’Arthur Meighen au poste de premier ministre du Canada

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Le départ de Borden, qui est annoncé le 1er juillet, ne constitue pas une surprise puisque celui-ci est affligé par des problèmes de santé depuis plusieurs mois. Cette nouvelle déchire cependant le gouvernement d’Union, une coalition de Conservateurs et de Libéraux formée pendant la guerre, en 1917. Une majorité préfèrerait en effet voir Thomas White plutôt que Meighen, qui agit comme ministre de l’Intérieur, succéder à Borden. Le choix final est laissé à Borden qui demande à White de former un gouvernement. Prétextant des problèmes de santé, ce dernier refuse le poste. Borden se tourne alors vers Meighen qui accepte de prendre les guides du parti et du gouvernement. Assermenté au poste de premier ministre le 10 juillet, celui-ci se retrouve dans une situation peu confortable. Défenseur de la conscription, il possède peu d’appuis au Québec. Le contexte économique peu favorable et la montée du Parti progressiste joueront également un rôle déterminant dans la cuisante défaite qu’il encaissera lors de l’élection générale du 6 décembre 1921.Le départ de Borden, qui est annoncé le 1er juillet, ne constitue pas une surprise puisque celui-ci est affligé par des problèmes de santé depuis plusieurs mois. Cette nouvelle déchire cependant le gouvernement d’Union, une coalition de Conservateurs et de Libéraux formée pendant la guerre, en 1917. Une majorité préfèrerait en effet voir Thomas White plutôt que Meighen, qui agit comme ministre de l’Intérieur, succéder à Borden. Le choix final est laissé à Borden qui demande à White de former un gouvernement. Prétextant des problèmes de santé, ce dernier refuse le poste. Borden se tourne alors vers Meighen qui accepte de prendre les guides du parti et du gouvernement. Assermenté au poste de premier ministre le 10 juillet, celui-ci se retrouve dans une situation peu confortable. Défenseur de la conscription, il possède peu d’appuis au Québec. Le contexte économique peu favorable et la montée du Parti progressiste joueront également un rôle déterminant dans la cuisante défaite qu’il encaissera lors de l’élection générale du 6 décembre 1921. Source : Le Devoir, 3 janvier 1920, p.3, 2 juillet 1920, 8 juillet 1920 et 12 juillet 1920, p.8. L’Encyclopédie du Canada : édition 2000, Montréal, Stanké, 2000, p.1567-1568.

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