Assermentation de Paul Sauvé au poste de premier ministre du Québec

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Député unioniste depuis 1936, Sauvé conservera, en plus de son poste de premier ministre, celui de ministre de la Jeunesse et du Bien-être social. Au sein de son cabinet, qui est assermenté la même journée, on retrouve des figures connues comme Joseph-Damase Bégin (ministre de la Colonisation), Johnny S. Bourque (ministre des Finances), Antonio Barrette (ministre du Travail) et Daniel Johnson (ministre des Ressources hydrauliques). Au cours d’une conférence de presse qui suit l’assermentation, le nouveau premier ministre manifeste le désir de donner beaucoup de latitude à ses ministres, une approche qui tranche avec celle de son prédécesseur. Sauvé exprime également le désir d’entretenir des relations cordiales avec les journalistes à qui il déclare : « Je suis en mesure de comprendre ce que vous voulez dire lorsque vous parlez de collaboration, puisque mon père (Arthur Sauvé) fut journaliste toute sa vie. » Au programme du nouveau gouvernement : la construction de ponts autour de l’île de Montréal ainsi qu’une ouverture à l’endroit des villes qui veulent profiter d’une loi fédérale permettant de recevoir une aide fédérale pour le financement de travaux. Plus que ces mesures, c’est toutefois le style, l’attitude de Sauvé qui retient l’attention des journalistes. Le nouveau premier ministre restera en poste jusqu’à son décès, le 2 janvier 1960.Député unioniste depuis 1936, Sauvé conservera, en plus de son poste de premier ministre, celui de ministre de la Jeunesse et du Bien-être social. Au sein de son cabinet, qui est assermenté la même journée, on retrouve des figures connues comme Joseph-Damase Bégin (ministre de la Colonisation), Johnny S. Bourque (ministre des Finances), Antonio Barrette (ministre du Travail) et Daniel Johnson (ministre des Ressources hydrauliques). Au cours d’une conférence de presse qui suit l’assermentation, le nouveau premier ministre manifeste le désir de donner beaucoup de latitude à ses ministres, une approche qui tranche avec celle de son prédécesseur. Sauvé exprime également le désir d’entretenir des relations cordiales avec les journalistes à qui il déclare : « Je suis en mesure de comprendre ce que vous voulez dire lorsque vous parlez de collaboration, puisque mon père (Arthur Sauvé) fut journaliste toute sa vie. » Au programme du nouveau gouvernement : la construction de ponts autour de l’île de Montréal ainsi qu’une ouverture à l’endroit des villes qui veulent profiter d’une loi fédérale permettant de recevoir une aide fédérale pour le financement de travaux. Plus que ces mesures, c’est toutefois le style, l’attitude de Sauvé qui retient l’attention des journalistes. Le nouveau premier ministre restera en poste jusqu’à son décès, le 2 janvier 1960. Source : Le Devoir, 12 septembre 1959, p.1-2. Bibliothèque de la Législature, Répertoire des parlementaires québécois, 1867-1978, Québec, 1980, p.522-523.

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