Attribution tardive d’une médaille d’or à la nageuse synchronisée Sylvie Fréchette

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Après le départ de Carolyn Waldo, la relève canadienne en nage synchronisée est assurée par une autre Québécoise : Sylvie Fréchette
. Entre 1989 et 1992, celle-ci domine les championnats canadiens et connaît du succès sur la scène internationale. En 1992, Fréchette est au sommet de sa forme. Ses victoires répétées en font la favorite pour gagner l’or aux Jeux de Barcelone. Deux semaines avant les Jeux, Sylvie Fréchette
est bouleversée par la mort tragique de son ami de coeur. Le 2 août, la nageuse réussit tout de même de belles performances lors des épreuves préliminaires. Mais le 5, l’erreur d’une juge lors des exercices imposés lui coûte de précieux points. Malgré les protestations de l’équipe canadienne, aucune modification n’est apportée aux pointages. Même une brillante prestation, le lendemain, au cours de la compétition en solo, ne suffit pas à hisser Fréchette au sommet du classement. Elle doit se contenter du deuxième rang derrière l’Américaine Kristen Baab-Sprague. La presse québécoise, qui a eu peu à se mettre sous la dent aux Jeux, à l’exception de la médaille d’argent du marcheur Guillaume Leblanc (31 juillet), se solidarise avec la nageuse. À son retour au pays, elle est accueillie comme une championne. L’année suivante, le Comité International Olympique répare l’erreur de Barcelone et décerne une médaille d’or à Sylvie Fréchette
. Elle lui est remise lors d’une cérémonie officielle aux allures de fête populaire, le 15 décembre 1993.Après le départ de Carolyn Waldo, la relève canadienne en nage synchronisée est assurée par une autre Québécoise : Sylvie Fréchette
. Entre 1989 et 1992, celle-ci domine les championnats canadiens et connaît du succès sur la scène internationale. En 1992, Fréchette est au sommet de sa forme. Ses victoires répétées en font la favorite pour gagner l’or aux Jeux de Barcelone. Deux semaines avant les Jeux, Sylvie Fréchette
est bouleversée par la mort tragique de son ami de coeur. Le 2 août, la nageuse réussit tout de même de belles performances lors des épreuves préliminaires. Mais le 5, l’erreur d’une juge lors des exercices imposés lui coûte de précieux points. Malgré les protestations de l’équipe canadienne, aucune modification n’est apportée aux pointages. Même une brillante prestation, le lendemain, au cours de la compétition en solo, ne suffit pas à hisser Fréchette au sommet du classement. Elle doit se contenter du deuxième rang derrière l’Américaine Kristen Baab-Sprague. La presse québécoise, qui a eu peu à se mettre sous la dent aux Jeux, à l’exception de la médaille d’argent du marcheur Guillaume Leblanc (31 juillet), se solidarise avec la nageuse. À son retour au pays, elle est accueillie comme une championne. L’année suivante, le Comité International Olympique répare l’erreur de Barcelone et décerne une médaille d’or à Sylvie Fréchette
. Elle lui est remise lors d’une cérémonie officielle aux allures de fête populaire, le 15 décembre 1993. Source : La Presse, 16 décembre 1993, p.A1, S1 à S4. Lilianne Lacroix, Sylvie Fréchette : sans fausse note, Montréal, Éd. De l’Homme, 1993, 165 p.

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