BAnQ souligne les 50 ans de la création de la Bibliothèque nationale du Québec et de l’entrée en vigueur du Règlement sur le dépôt légal

Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) souligne le 50e anniversaire de la création de la Bibliothèque nationale du Québec qui s’est inscrite, à la fin des années 1960, dans une vague de profondes transformations qui marquent encore aujourd’hui le paysage socioculturel du Québec et contribuent à définir son identité.

« L’une des missions essentielles de BAnQ est de rassembler et de préserver l’ensemble du patrimoine documentaire québécois, mais également de le faire rayonner et d’en démocratiser l’accès. Les documents que contiennent ses fonds et collections constituent un ensemble essentiel pour les citoyens d’aujourd’hui et ceux de demain. Nous saluons les créateurs et les éditeurs d’ici qui, depuis l’entrée en vigueur du dépôt légal le 1er janvier 1968, se font un devoir de déposer deux exemplaires de chacune de leurs publications pour conservation et diffusion. Ils contribuent ainsi à bâtir la mémoire collective du Québec », a souligné Geneviève Pichet, présidente-directrice générale par intérim de BAnQ.


Un peu d’histoire

Le 12 août 1967, à l’unanimité, les membres de l’Assemblée législative adoptent le projet de loi 91 par lequel le Québec se dote d’une Bibliothèque nationale. La mission fondamentale de celle-ci est de rassembler et de préserver tout ce qui est publié au Québec ou publié à l’étranger et qui concerne le Québec par le sujet ou par l’origine des créateurs, et d’en assurer le rayonnement. Cette loi est assortie du Règlement sur le dépôt légal, principal vecteur d’accroissement des collections, qui entre en vigueur le 1er janvier 1968 et dont la portée a été augmentée trois fois depuis.

La Bibliothèque nationale du Québec prend racine dans l’environnement culturel nord-américain en regroupant les solides collections de la bibliothèque Saint-Sulpice et les acquisitions futures. Ces dernières seront grandement facilitées par le Règlement sur le dépôt légal, qui garantit une couverture exhaustive de la production nationale sur différents supports documentaires. Non seulement les dispositions législatives établissent un cadre de référence, mais elles indiquent aux citoyens québécois l’importance accordée par l’État à la préservation et à la diffusion du patrimoine documentaire. Celui-ci facilite l’atteinte d’une infinité d’objectifs allant de la mise en valeur de la mémoire collective à la création de nouvelles connaissances scientifiques.

La Bibliothèque nationale du Québec se taille ainsi une place sur l’échiquier international, qui compte aujourd’hui quelque 200 bibliothèques nationales, plus particulièrement au sein de la Francophonie. Depuis maintenant 50 ans, elle contribue au rayonnement de la culture québécoise de diverses façons, entre autres par les conditions optimales de conservation des documents dont elle a la garde, par l’excellence d’un service de référence de pointe sur tout sujet relatif au Québec et par la diffusion de la Bibliographie du Québec selon les standards les plus élevés. Au fil du temps, la Bibliothèque nationale, aujourd’hui devenue BAnQ, a contribué à relever les défis qu’ont dû affronter les institutions de mémoire, comme l’informatisation balbutiante du début des années 1970 et la prolifération numérique d’aujourd’hui. 

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Voir en ligne : http://www.banq.qc.ca/a_propos_banq...