Cautionnement par Frank Roncarelli de 400 Témoins de Jéhovah

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Vers la fin de 1944, les Témoins de Jéhovah se lancent dans une vaste opération de porte-à-porte, distribuant leur journal, « La Tour de garde ». Le clergé, soutenu par le gouvernement unioniste de Maurice Duplessis
, dénonce cette action et encourage les arrestations qui sont effectuées entre 1944 et 1946. C’est alors qu’intervient le restaurateur Roncarelli qui paye le cautionnement des Témoins de Jéhovahs. Ceux-ci reprennent du service en dénonçant la haîne du gouvernement à leur endroit. Outré par l’attitude du restaurateur Roncarelli, le premier ministre Duplessis lui fait retirer son permis de boisson. Un vent de protestation s’élève à travers le Canada devant cette mesure arbitraire. Tentant de se faire entendre devant un juge, Roncarelli loge une plainte contre Maurice Duplessis
lui-même. En 1959, le premier ministre sera reconnu coupable d’avoir outrepassé ses fonctions et contraint de payer une amende à Roncarelli. Il ira en appel.Vers la fin de 1944, les Témoins de Jéhovah se lancent dans une vaste opération de porte-à-porte, distribuant leur journal, « La Tour de garde ». Le clergé, soutenu par le gouvernement unioniste de Maurice Duplessis
, dénonce cette action et encourage les arrestations qui sont effectuées entre 1944 et 1946. C’est alors qu’intervient le restaurateur Roncarelli qui paye le cautionnement des Témoins de Jéhovahs. Ceux-ci reprennent du service en dénonçant la haîne du gouvernement à leur endroit. Outré par l’attitude du restaurateur Roncarelli, le premier ministre Duplessis lui fait retirer son permis de boisson. Un vent de protestation s’élève à travers le Canada devant cette mesure arbitraire. Tentant de se faire entendre devant un juge, Roncarelli loge une plainte contre Maurice Duplessis
lui-même. En 1959, le premier ministre sera reconnu coupable d’avoir outrepassé ses fonctions et contraint de payer une amende à Roncarelli. Il ira en appel. Source : L’Encyclopédie du Canada : édition 2000, Montréal, Stanké, 2000, p.2174 et 2236.

Voir en ligne : http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/p...