Claire Quintal se raconte

Robert Perreault
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En petits nombres, tout d’abord pendant la Révolution américaine (1775-1781) et à la suite de l’Insurrection de 1837-1838 au Bas-Canada, mais surtout par milliers entre la Guerre de Sécession américaine (1861-1865) et la Grande Dépression des années 1930, des Québécois à la recherche d’une meilleure vie s’établissent en Nouvelle-Angleterre. De nos jours, leurs descendants, les Franco-Américains, se chiffrent à plus de trois millions, soit presque la moitié de la population actuelle du Québec. En vue de sauvegarder et de promouvoir avec plus ou moins de succès la langue française et la culture franco-américaine, tout en s’intégrant à la vie étatsunienne, on fonde des institutions de tout genre. Professeure émérite de français, auteure, traductrice, présidente de la Fédération féminine franco-américaine et directrice fondatrice de l’Institut français d’Assumption College, Claire Quintal figure parmi ces personnages dynamiques à qui l’on doit ce miracle qu’est la minorité francophone toujours en existence en Nouvelle-Angleterre aujourd’hui.
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In small numbers, first of all during the American Revolution (1775-1781) and in the wake of the Insurrection of 1837-1838 in Lower Canada, but especially by the thousands between the American Civil War (1861-1865) and the Great Depression of the 1930s, Québécois in search of a better life settled in New England. Today, their descendants, the Franco-Americans, total more than three million, or nearly half of Québec’s present population. As a means of preserving and promoting more or less successfully the French language and Franco-American culture while becoming integrated into the American way of life, institutions of all types were created. Professor emerita of French, author, translator, president of the Fédération féminine franco-américaine and founding director of the Institut français of Assumption College, Claire Quintal ranks among those dynamic individuals to whom is owed the miracle of a francophone minority still in existence in New England nowadays.

Voir en ligne : http://id.erudit.org/iderudit/1037453ar