Condamnation des chefs des centrales syndicales par la Cour supérieure

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Le 9 mai, les trois chefs syndicaux se livrent à la justice. En guise de protestation contre leur emprisonnement, 3 000 syndiqués envahissent les abords de la prison d’Orsainville où sont détenus Laberge, Pepin et Charbonneau. La manifestation est qualifiée de « Woostock syndical » en raison de l’ambiance de fête populaire qui y règne. En moins de 48 heures, un mouvement de désobéissance civile s’amorce. Il est marqué par plusieurs débrayages à travers le Québec impliquant plus de 300 000 syndiqués. Une émeute éclate à Sept-Îles où quelque 1 000 manifestants s’emparent de la ville et de la station de radio. À Saint-Jérôme, des syndiqués occupent aussi la station de radio. Le mouvement de grève contre l’emprisonnement des leaders du Front commun touche toute la province. Le 23 mai, les trois chefs quittent la prison après avoir porté leur cause en appel. Le 13 novembre 1972, ils seront condamnés à nouveau par la Cour d’appel du Québec, et ce malgré de fortes pressions syndicales et politiques. Ils seront libérés le 16 mai 1973, après avoir purgé la peine prévue.Le 9 mai, les trois chefs syndicaux se livrent à la justice. En guise de protestation contre leur emprisonnement, 3 000 syndiqués envahissent les abords de la prison d’Orsainville où sont détenus Laberge, Pepin et Charbonneau. La manifestation est qualifiée de « Woostock syndical » en raison de l’ambiance de fête populaire qui y règne. En moins de 48 heures, un mouvement de désobéissance civile s’amorce. Il est marqué par plusieurs débrayages à travers le Québec impliquant plus de 300 000 syndiqués. Une émeute éclate à Sept-Îles où quelque 1 000 manifestants s’emparent de la ville et de la station de radio. À Saint-Jérôme, des syndiqués occupent aussi la station de radio. Le mouvement de grève contre l’emprisonnement des leaders du Front commun touche toute la province. Le 23 mai, les trois chefs quittent la prison après avoir porté leur cause en appel. Le 13 novembre 1972, ils seront condamnés à nouveau par la Cour d’appel du Québec, et ce malgré de fortes pressions syndicales et politiques. Ils seront libérés le 16 mai 1973, après avoir purgé la peine prévue. Source : Jacques Rouillard, Histoire du syndicalisme québécois, Montréal, Boréal, 1989, p.379-383. Jacques Rouillard, Histoire de la CSN : 1921-1981, Montréal, Boréal Express, 1981, p.282-285.

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