Controverse au Centre hospitalier de l’Université de Montréal

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Le gouvernement libéral de Philippe Couillard, élu en avril 2014, entreprend d’importantes réformes dans le système de santé québécois. La Loi 10 prévoit, entre autres, le renforcement des pouvoirs du ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, ainsi que l’abolition des Agences régionales de la santé. Le projet de loi 20 vise pour sa part à augmenter la productivité des médecins en liant une partie de leur rémunération à des quotas de patients à encadrer. Les médecins généralistes et spécialistes expriment leur opposition à ces réformes, créant un climat de tension avec le gouvernement. C’est dans ce contexte que, le 5 mars 2015, le directeur général du CHUM, Jacques Turgeon, annonce qu’il quitte ses fonctions. Celui-ci est perçu comme un personnage clef de la transition du CHUM, en voie de déménager en 2016 dans un établissement ultra-moderne, sur la rue Saint-Denis, évalué à 2 milliards de dollars. Un bras de fer se dessine avec le ministre que Turgeon accuse « d’ingérence », affirmant que celui-ci a exercé des pressions indues afin d’influencer le choix du chef de département de chirurgie. Dans son sillage, d’autres membres du conseil d’administration, dont le président Jean-Claude Deschênes, quittent leur poste. Les deux parties font valoir leur version des faits devant la presse. La crise est dénouée à la suite d’un appel du premier ministre Couillard, lui-même un médecin, à Turgeon, suivi d’échanges entre ce dernier et le ministre Barrette. Le 10 mars, Turgeon revient sur sa décision et annonce qu’il demeure au CHUM. Les partis d’opposition continuent toutefois de réclamer la démission du ministre. De plus, les différends avec les médecins persistent, ceux-ci continuant de dénoncer le projet de loi 20 auquel ils s’opposent fermement. Le gouvernement libéral de Philippe Couillard, élu en avril 2014, entreprend d’importantes réformes dans le système de santé québécois. La Loi 10 prévoit, entre autres, le renforcement des pouvoirs du ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, ainsi que l’abolition des Agences régionales de la santé. Le projet de loi 20 vise pour sa part à augmenter la productivité des médecins en liant une partie de leur rémunération à des quotas de patients à encadrer. Les médecins généralistes et spécialistes expriment leur opposition à ces réformes, créant un climat de tension avec le gouvernement. C’est dans ce contexte que, le 5 mars 2015, le directeur général du CHUM, Jacques Turgeon, annonce qu’il quitte ses fonctions. Celui-ci est perçu comme un personnage clef de la transition du CHUM, en voie de déménager en 2016 dans un établissement ultra-moderne, sur la rue Saint-Denis, évalué à 2 milliards de dollars. Un bras de fer se dessine avec le ministre que Turgeon accuse « d’ingérence », affirmant que celui-ci a exercé des pressions indues afin d’influencer le choix du chef de département de chirurgie. Dans son sillage, d’autres membres du conseil d’administration, dont le président Jean-Claude Deschênes, quittent leur poste. Les deux parties font valoir leur version des faits devant la presse. La crise est dénouée à la suite d’un appel du premier ministre Couillard, lui-même un médecin, à Turgeon, suivi d’échanges entre ce dernier et le ministre Barrette. Le 10 mars, Turgeon revient sur sa décision et annonce qu’il demeure au CHUM. Les partis d’opposition continuent toutefois de réclamer la démission du ministre. De plus, les différends avec les médecins persistent, ceux-ci continuant de dénoncer le projet de loi 20 auquel ils s’opposent fermement. Source : http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2015/03/10/004-turgeon-chum-vbarrette.shtml  ;
http://quebec.huffingtonpost.ca/2015/03/05/demission-du-directeur-general-du-chum_n_6809558.html  ;
http://www.ledevoir.com/societe/sante/433828/guerre-ouverte-au-chum

Voir en ligne : http://www.bilan.usherbrooke.ca/bil...