Critique de l’usage des forces policières durant la Crise d’Octobre

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

L’ombudsman, qui condamne l’attitude des policiers durant la crise, se dit « incapable d’admettre que la première liste de suspects qui fut à la base de l’opération ait été préparée à partir de critères aussi imprécis ; que les directives précédant l’opération aient été aussi laconiques et appliquées de façons différentes d’un endroit à l’autre ; qu’on ait pu procéder aux visites des lieux et aux perquisitions avec aussi peu de modération et de souci de la propriété ; que les interrogatoires aient été conduits aussi lentement et sans plus de planification, forçant des gens arrêtés pour simple défaut d’identification à attendre plusieurs jours avant de pouvoir se justifier, que la coordination entre forces policières n’ait pas été mieux assurée ; qu’on ait pu saisir autant d’objets et de documents inutiles dont la quasi-totalité plus de deux mois après étaient encore retenus. » Pour cette raison, l’ombudsman propose au gouvernement québécois d’indemniser les victimes de ces gestes. Cette décision concerne tout individu arrêté et detenu sans motif raisonnable ou ayant fait des déclarations pour dommage matériel lors des perquisitions. Ainsi, 25 personnes sur 72 plaintes recevront une indemnité de 7 000 $.L’ombudsman, qui condamne l’attitude des policiers durant la crise, se dit « incapable d’admettre que la première liste de suspects qui fut à la base de l’opération ait été préparée à partir de critères aussi imprécis ; que les directives précédant l’opération aient été aussi laconiques et appliquées de façons différentes d’un endroit à l’autre ; qu’on ait pu procéder aux visites des lieux et aux perquisitions avec aussi peu de modération et de souci de la propriété ; que les interrogatoires aient été conduits aussi lentement et sans plus de planification, forçant des gens arrêtés pour simple défaut d’identification à attendre plusieurs jours avant de pouvoir se justifier, que la coordination entre forces policières n’ait pas été mieux assurée ; qu’on ait pu saisir autant d’objets et de documents inutiles dont la quasi-totalité plus de deux mois après étaient encore retenus. » Pour cette raison, l’ombudsman propose au gouvernement québécois d’indemniser les victimes de ces gestes. Cette décision concerne tout individu arrêté et detenu sans motif raisonnable ou ayant fait des déclarations pour dommage matériel lors des perquisitions. Ainsi, 25 personnes sur 72 plaintes recevront une indemnité de 7 000 $. Source : Le Devoir, 13 mars 1971, p.1-2.

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