« De la langue » chez Lafitau

Julia Galmiche-Essue
Si Moeurs des sauvages amériquains, comparées aux moeurs des premiers temps (1724) a fait l’objet de nombreuses études, le dernier chapitre, intitulé « De la langue », a été laissé de côté par la plupart des commentateurs de Lafitau, car jugé décevant. Si, à première vue, l’auteur s’interroge sur le rapport entre langue et histoire, il s’agit, selon nous, d’un prétexte lui permettant de développer le lien entre religion et origines, la langue jouant le rôle d’instrument de comparaison. Si cette approche semble déboucher sur un certain relativisme en diachronie, elle conduit en réalité au renforcement des dichotomies auquel le jésuite tente d’échapper.

Voir en ligne : http://www.erudit.org/fr/revues/ehr...