Début d’une visite officielle en France du premier ministre du Québec, René Lévesque

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Cette visite survient deux ans après l’élection d’un gouvernement socialiste en France. Le fait intéresse les journalistes qui s’interrogent sur les conséquences de cette élection sur les relations France-Québec, le président François Mitterand n’ayant jamais manifesté de sympathie particulière à l’endroit du projet souverainiste défendu par le gouvernement du Parti québécois. René Lévesque reçoit tout de même un accueil chaleureux du premier ministre Pierre Mauroy. Le 28, l’entreprise française Péchiney met fin à un long suspense en signant une entente prévoyant la construction d’une aluminerie au Québec dont les coûts sont estimés à 1,5 milliards de dollars. Le 29, le premier ministre Lévesque rencontre le président Mitterand. La visite semble le satisfaire puisque la rumeur voulant qu’un Sommet de la Francophonie se tienne sans que le Québec puisse y être représenté de façon distincte ne semble pas fondée. Faisant un bilan positif du voyage, Lévesque déclare à la presse : « Notre verre n’est pas grand mais on commence à avoir un verre où on peut boire. On a des choses à apporter. La France a forcément beaucoup plus à apporter. Il s’agit de se traiter avec le respect mutuel qu’on se doit. » Cette visite survient deux ans après l’élection d’un gouvernement socialiste en France. Le fait intéresse les journalistes qui s’interrogent sur les conséquences de cette élection sur les relations France-Québec, le président François Mitterand n’ayant jamais manifesté de sympathie particulière à l’endroit du projet souverainiste défendu par le gouvernement du Parti québécois. René Lévesque reçoit tout de même un accueil chaleureux du premier ministre Pierre Mauroy. Le 28, l’entreprise française Péchiney met fin à un long suspense en signant une entente prévoyant la construction d’une aluminerie au Québec dont les coûts sont estimés à 1,5 milliards de dollars. Le 29, le premier ministre Lévesque rencontre le président Mitterand. La visite semble le satisfaire puisque la rumeur voulant qu’un Sommet de la Francophonie se tienne sans que le Québec puisse y être représenté de façon distincte ne semble pas fondée. Faisant un bilan positif du voyage, Lévesque déclare à la presse : « Notre verre n’est pas grand mais on commence à avoir un verre où on peut boire. On a des choses à apporter. La France a forcément beaucoup plus à apporter. Il s’agit de se traiter avec le respect mutuel qu’on se doit. » Source : Le Devoir, 25 juin 1983, p.4, 27 juin 1983, p.1 et 12, 29 juin 1983, p.1 et 14 et 30 juin 1983, p.1-2 et 14. Ministère des Relations internationales, Québec-France, portrait d’une relation en mouvement, Québec, gouvernement du Québec, 2002, 109 pages.
Site internet du ministère des Relations internationales du Québec, http://www.mri.gouv.qc.ca

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