Début du procès de René Rocque

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

René Rocque est « reconnu coupable d’avoir conspiré, entre le 1er et le 6 mai 1949, dans le but d’empêcher, par l’emploi de la violence ou de menaces de violence, certaines gens de faire ce qu’ils avaient le droit de faire ». La durée du procès est relativement longue, car il durera plus d’un mois. Après la remise de la sentence, le 21 février, la défense décidera de se rendre en cour d’appel. Au cours du procès, on ne fait aucune référence à la grève ou aux grévistes. Les discussions tournent donc strictement autour de Rocque, ce qui évite de se pencher sur les causes de son événement et de la situation qui prévalait au moment de son délit. Un observateur écrira à ce sujet : « Grâce aux techniques du droit, on pouvait séparer un incident des événements antérieurs qui l’avaient conditionné, l’expliquer et le juger à part. Pourtant, depuis le début des négociations jusqu’au 5 mai, les faits formaient une chaîne continue ; en isoler un, c’était fausser les perspectives et s’exposer à n’y rien comprendre ».René Rocque est « reconnu coupable d’avoir conspiré, entre le 1er et le 6 mai 1949, dans le but d’empêcher, par l’emploi de la violence ou de menaces de violence, certaines gens de faire ce qu’ils avaient le droit de faire ». La durée du procès est relativement longue, car il durera plus d’un mois. Après la remise de la sentence, le 21 février, la défense décidera de se rendre en cour d’appel. Au cours du procès, on ne fait aucune référence à la grève ou aux grévistes. Les discussions tournent donc strictement autour de Rocque, ce qui évite de se pencher sur les causes de son événement et de la situation qui prévalait au moment de son délit. Un observateur écrira à ce sujet : « Grâce aux techniques du droit, on pouvait séparer un incident des événements antérieurs qui l’avaient conditionné, l’expliquer et le juger à part. Pourtant, depuis le début des négociations jusqu’au 5 mai, les faits formaient une chaîne continue ; en isoler un, c’était fausser les perspectives et s’exposer à n’y rien comprendre ». Source : Le Devoir, 17 février 1950, p.1. Pierre Elliott Trudeau, La grève de l’Amiante, Montréal, Éditions du jour, 1970, p.423-428.

Voir en ligne : http://bilan3.usherbrooke.ca/bilan/...