Début du témoignage de Lino Zambito devant la Commission Charbonneau

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

La reprise des travaux de la Commission Charbonneau, à la mi-septembre, apporte peu de nouveauté aux informations déjà dévoilées au printemps. La situation change avec le témoignage de Lino Zambito, un homme d’affaires de 43 ans qui a été vice-président d’Infrabec, une compagnie qui a obtenu une foule de contrats publics au cours de son existence qui a pris fin en 2011. Zambito confirme qu’il existe bel et bien un système de collusion qui permet aux compagnies comme la sienne d’obtenir des contrats selon une entente prédéterminée avec les autres entrepreneurs. Il permet à tous de soumissionner à tour de rôle pour des montants supérieurs à la valeur réelle desdits contrats. De plus, les entreprises profitent de dépenses imprévues à l’origine - les « extras » - pour empocher d’autres sommes importantes. Zambito fait également état d’intermédiaires - fonctionnaires, partis politiques, etc. - auxquels il faut verser une commission afin de faire fonctionner ce système. Malgré un contre-interrogatoire serré, le témoin maintient sa version. Un de ceux visés par ses propos, l’ingénieur Gilles Surprenant de la Ville de Montréal, lui succède. Il corrobore les dires de Lino Zambito, estimant à environ 600 000 $ le montant des pots-de-vin qu’il a reçu dans ses fonctions. Par contre, d’autres, comme l’ex-directeur général de la Ville de Montréal Robert Abdallah, nient avoir obtenu de l’argent des entrepreneurs en retour de leur collaboration. La question de la relation entre les entrepreneurs, les firmes d’ingénieurs et les partis politiques, municipaux et provinciaux, est abordée au cours de cette semaine mouvementée. Les noms de l’ex-ministre libérale Nathalie Normandeau et d’un organisateur libéral de longue date, Pierre Bibeau, sont mentionnés par Zambito. Des allégations directes sont également faites à l’endroit d’Union Montréal, le parti du maire Gérald Tremblay. Les accusations sont à ce point inquiétantes que des observateurs ainsi que les partis d’opposition suggèrent au maire de se retirer, une proposition qui reste sans suite.La reprise des travaux de la Commission Charbonneau, à la mi-septembre, apporte peu de nouveauté aux informations déjà dévoilées au printemps. La situation change avec le témoignage de Lino Zambito, un homme d’affaires de 43 ans qui a été vice-président d’Infrabec, une compagnie qui a obtenu une foule de contrats publics au cours de son existence qui a pris fin en 2011. Zambito confirme qu’il existe bel et bien un système de collusion qui permet aux compagnies comme la sienne d’obtenir des contrats selon une entente prédéterminée avec les autres entrepreneurs. Il permet à tous de soumissionner à tour de rôle pour des montants supérieurs à la valeur réelle desdits contrats. De plus, les entreprises profitent de dépenses imprévues à l’origine - les « extras » - pour empocher d’autres sommes importantes. Zambito fait également état d’intermédiaires - fonctionnaires, partis politiques, etc. - auxquels il faut verser une commission afin de faire fonctionner ce système. Malgré un contre-interrogatoire serré, le témoin maintient sa version. Un de ceux visés par ses propos, l’ingénieur Gilles Surprenant de la Ville de Montréal, lui succède. Il corrobore les dires de Lino Zambito, estimant à environ 600 000 $ le montant des pots-de-vin qu’il a reçu dans ses fonctions. Par contre, d’autres, comme l’ex-directeur général de la Ville de Montréal Robert Abdallah, nient avoir obtenu de l’argent des entrepreneurs en retour de leur collaboration. La question de la relation entre les entrepreneurs, les firmes d’ingénieurs et les partis politiques, municipaux et provinciaux, est abordée au cours de cette semaine mouvementée. Les noms de l’ex-ministre libérale Nathalie Normandeau et d’un organisateur libéral de longue date, Pierre Bibeau, sont mentionnés par Zambito. Des allégations directes sont également faites à l’endroit d’Union Montréal, le parti du maire Gérald Tremblay. Les accusations sont à ce point inquiétantes que des observateurs ainsi que les partis d’opposition suggèrent au maire de se retirer, une proposition qui reste sans suite. Source : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2012/10/17/001-zambito-contre-interrogatoires.shtml  ;
http://www.lapresse.ca/actualites/dossiers/commission-charbonneau/201210/16/01-4583772-la-commission-charbonneau-etoffe-les-revelations-de-lino-zambito.php  ;
http://www.ledevoir.com/politique/quebec/361048/zambito-eclabousse-les-liberaux

Voir en ligne : http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/p...