Décès de Gaston Harvey lors d’une manifestation

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Cette lutte trouve sa source dans la décision de Raymond Malenfant de ne pas reconnaître le syndicat constitué au moment où il a fait l’acquisition du Manoir Richelieu, en 1985, des mains du gouvernement québécois qui le possédait depuis les années 70. Malenfant se considérait alors comme le propriétaire d’un édifice, pas de son personnel, et ne se sentait aucunement lié par le syndicat qui défendait celui-ci. Cette controverse sera à l’origine d’un long conflit qui sera ponctué par la mort de Gaston Harvey, l’époux d’une des syndiquées, étouffé par un agent de la Sûreté du Québec au cours d’une manifestation. Le lendemain du drame, le président de la CSN, Gérald Larose, déclarera à la presse : « J’accuse la Sûreté du Québec d’avoir tué Gaston Harvey. » Peu de temps après, le gouvernement annoncera la tenue d’une enquête publique pour faire la lumière sur cette affaire. La cause du décès sera considérée comme accidentelle, mais l’épreuve de force se poursuivra avec des boycotts, des actes de violence et de nombreux rebondissements. Elle se soldera finalement par une victoire de Raymond Malenfant devant les tribunaux.Cette lutte trouve sa source dans la décision de Raymond Malenfant de ne pas reconnaître le syndicat constitué au moment où il a fait l’acquisition du Manoir Richelieu, en 1985, des mains du gouvernement québécois qui le possédait depuis les années 70. Malenfant se considérait alors comme le propriétaire d’un édifice, pas de son personnel, et ne se sentait aucunement lié par le syndicat qui défendait celui-ci. Cette controverse sera à l’origine d’un long conflit qui sera ponctué par la mort de Gaston Harvey, l’époux d’une des syndiquées, étouffé par un agent de la Sûreté du Québec au cours d’une manifestation. Le lendemain du drame, le président de la CSN, Gérald Larose, déclarera à la presse : « J’accuse la Sûreté du Québec d’avoir tué Gaston Harvey. » Peu de temps après, le gouvernement annoncera la tenue d’une enquête publique pour faire la lumière sur cette affaire. La cause du décès sera considérée comme accidentelle, mais l’épreuve de force se poursuivra avec des boycotts, des actes de violence et de nombreux rebondissements. Elle se soldera finalement par une victoire de Raymond Malenfant devant les tribunaux. Source : http://www.pum.umontreal.ca/apqc/87_88/rouillar/rouillar.htm  ;
Le Devoir, 27 octobre 1986, p.1 et 8, 28 octobre 1986, p.1 et 10.
L’Encyclopédie du Canada : édition 2000, Montréal, Stanké, 2000, p.1532.

Voir en ligne : http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/p...