Décès de l’ancien premier ministre du Québec, Robert Bourassa

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Bourassa, qui avait démissionné de son poste en 1994, a gouverné le Québec pendant une quinzaine d’années. Pour honorer la mémoire de celui qui était considéré comme le « père » du projet de la baie James, l’Assemblée nationale du Québec suspend ses travaux alors que la Chambre des communes lui rend un hommage officiel. Parmi les nombreux témoignages faits à l’endroit du défunt, retenons celui de l’éditorialiste du « Devoir », Lise Bissonnette, qui écrit : « Robert Bourassa a épousé les aspirations de son peuple mais, en les portant, il a surtout épousé ses hésitations. Ainsi aura-t-il été un accompagnateur plutôt qu’un guide, un témoin de nos avancées et de nos reculs plutôt qu’un chef. Il aura pourtant réussi à se gagner, malgré tant de réserves, une forme d’amitié collective qui ne tenait pas seulement au courage extraordinaire qu’il aura démontré durant son combat discret avec un mal terrible, depuis 1990. » Michel Bélanger, qui fut co-président de la Commission sur l’avenir constitutionnel du Québec en 1990, met l’emphase sur une autre caractéristique du défunt : « C’est probablement le premier de nos hommes politiques qui avait vraiment une formation économique et qui avait un intérêt personnel pour ces questions. Mais sa première préoccupation était politique, elle était sociale, elle n’était pas économique. Bourassa ne choisissait pas entre la théorie souverainiste et la théorie fédéraliste, mais il se demandait dans la pratique, où est-ce que le Québec peut aller le plus loin ? »


Bourassa, qui avait démissionné de son poste en 1994, a gouverné le Québec pendant une quinzaine d’années. Pour honorer la mémoire de celui qui était considéré comme le « père » du projet de la baie James, l’Assemblée nationale du Québec suspend ses travaux alors que la Chambre des communes lui rend un hommage officiel. Parmi les nombreux témoignages faits à l’endroit du défunt, retenons celui de l’éditorialiste du « Devoir », Lise Bissonnette, qui écrit : « Robert Bourassa a épousé les aspirations de son peuple mais, en les portant, il a surtout épousé ses hésitations. Ainsi aura-t-il été un accompagnateur plutôt qu’un guide, un témoin de nos avancées et de nos reculs plutôt qu’un chef. Il aura pourtant réussi à se gagner, malgré tant de réserves, une forme d’amitié collective qui ne tenait pas seulement au courage extraordinaire qu’il aura démontré durant son combat discret avec un mal terrible, depuis 1990. » Michel Bélanger, qui fut co-président de la Commission sur l’avenir constitutionnel du Québec en 1990, met l’emphase sur une autre caractéristique du défunt : « C’est probablement le premier de nos hommes politiques qui avait vraiment une formation économique et qui avait un intérêt personnel pour ces questions. Mais sa première préoccupation était politique, elle était sociale, elle n’était pas économique. Bourassa ne choisissait pas entre la théorie souverainiste et la théorie fédéraliste, mais il se demandait dans la pratique, où est-ce que le Québec peut aller le plus loin ? »


Source : Le Devoir, 3 octobre 1996, p.A1, A4-A8. L’Encyclopédie du Canada : édition 2000, Montréal, Stanké, 2000, p.348-349.

Voir en ligne : http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/p...