Décès de l’ex-premier ministre du Québec Jacques Parizeau

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Le décès de Jacques Parizeau suscite énormément de réactions. Des hommages sont formulés par le premier ministre Philippe Couillard ainsi que les leaders des différents partis politiques représentés à l’Assemblée nationale. Le travail de cet économiste de renom, considéré comme un des architectes de la Révolution tranquille, est également salué dans les milieux économiques. En tant que professeur aux Hautes études commerciales, ce diplômé de la London School of Economics a éveillé des milliers de jeunes Québécois francophones à l’importance des phénomènes économiques. Comme haut-fonctionnaire et conseiller du premier ministre Jean Lesage (1960-1966), il participe aussi à l’édification de piliers de l’émancipation économique du Québec (nationalisation d’Hydro-Québec, création du Régime des rentes du Québec, de la Caisse de dépôt et de placement du Québec, etc.). Son adhésion au Parti québécois (PQ), en 1969, donne au mouvement indépendantiste une nouvelle crédibilité sur ce plan. Ministre des Finances dans le gouvernement de René Lévesque, de 1976 à 1985, Jacques Parizeau est une des figures de proue du PQ lorsqu’il démissionne en 1984, en réaction à la mise en veilleuse (le beau risque) du projet indépendantiste. Chef du parti à partir de 1988, il devient premier ministre en 1994 et déclenche la campagne référendaire de 1995 qui se solde par la courte victoire du Non. Sa déclaration sur la responsabilité « de l’argent et des votes ethniques » dans la défaite du Oui crée alors un ressentiment qui anime toujours ses détracteurs 20 ans plus tard. Jacques Parizeau démissionne en 1996, mais demeure un observateur attentif de la scène politique et économique qu’il commente à l’occasion. Les connaissances, l’intégrité, la fidélité dans l’engagement et l’apport au développement économique du Québec de ce bâtisseur sont soulignés avec une rare unanimité. La dépouille du défunt est exposée en chapelle ardente à Montréal et Québec, avant des funérailles d’État qui se déroulent le 9 juin. En reconnaissance à sa contribution à la société québécoise, le gouvernement annonce que le siège social de la Caisse de dépôt et de placement du Québec, à Montréal, portera désormais le nom d’Édifice Jacques-Parizeau. Jacques Parizeau laisse dans le deuil son épouse, Lisette Lapointe, qui a elle-même été députée du PQ de 2007 à 2012.Le décès de Jacques Parizeau suscite énormément de réactions. Des hommages sont formulés par le premier ministre Philippe Couillard ainsi que les leaders des différents partis politiques représentés à l’Assemblée nationale. Le travail de cet économiste de renom, considéré comme un des architectes de la Révolution tranquille, est également salué dans les milieux économiques. En tant que professeur aux Hautes études commerciales, ce diplômé de la London School of Economics a éveillé des milliers de jeunes Québécois francophones à l’importance des phénomènes économiques. Comme haut-fonctionnaire et conseiller du premier ministre Jean Lesage (1960-1966), il participe aussi à l’édification de piliers de l’émancipation économique du Québec (nationalisation d’Hydro-Québec, création du Régime des rentes du Québec, de la Caisse de dépôt et de placement du Québec, etc.). Son adhésion au Parti québécois (PQ), en 1969, donne au mouvement indépendantiste une nouvelle crédibilité sur ce plan. Ministre des Finances dans le gouvernement de René Lévesque, de 1976 à 1985, Jacques Parizeau est une des figures de proue du PQ lorsqu’il démissionne en 1984, en réaction à la mise en veilleuse (le beau risque) du projet indépendantiste. Chef du parti à partir de 1988, il devient premier ministre en 1994 et déclenche la campagne référendaire de 1995 qui se solde par la courte victoire du Non. Sa déclaration sur la responsabilité « de l’argent et des votes ethniques » dans la défaite du Oui crée alors un ressentiment qui anime toujours ses détracteurs 20 ans plus tard. Jacques Parizeau démissionne en 1996, mais demeure un observateur attentif de la scène politique et économique qu’il commente à l’occasion. Les connaissances, l’intégrité, la fidélité dans l’engagement et l’apport au développement économique du Québec de ce bâtisseur sont soulignés avec une rare unanimité. La dépouille du défunt est exposée en chapelle ardente à Montréal et Québec, avant des funérailles d’État qui se déroulent le 9 juin. En reconnaissance à sa contribution à la société québécoise, le gouvernement annonce que le siège social de la Caisse de dépôt et de placement du Québec, à Montréal, portera désormais le nom d’Édifice Jacques-Parizeau. Jacques Parizeau laisse dans le deuil son épouse, Lisette Lapointe, qui a elle-même été députée du PQ de 2007 à 2012. Source : http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2015/06/02/001-jacques-parizeau-parcours.shtml  ;
http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201506/02/01-4874446-jacques-parizeau-un-independantiste.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4874450_article_POS2  ;
https://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/gouvernement/jacques-parizeau-des-economistes-saluent-le-pedagogue/579279  ;
http://quebec.huffingtonpost.ca/2015/06/02/mort-de-jacques-parizeau-les-reactions-des-internautes-sur-twitter_n_7490058.html

Voir en ligne : http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/p...