Décès du jazzman Charlie Biddle

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Charles Biddle a joué avec les grands du jazz comme Oscar Peterson et Charlie Parker. Il est l’organisateur du premier événement exclusivement consacré au jazz à Montréal. Ce premier festival du genre a sans doute ouvert la voie au Festival international de jazz de Montréal. « J’entends les gens parler du Festival de jazz, dire comment c’est passionnant. Montréal était comme ça tous les jours dans les années 40 et 50. Vous pouviez vous lever en pleine nuit, sortir et avoir du bon temps. Montréal était la Mecque du divertissement pour les artistes, surtout les artistes noirs. Vous pouviez aller dans les coins les plus reculés du Québec et trouver des spectacles avec des artistes noirs », se rappelle Biddle. Le décès de cet artiste est suivi de nombreux témoignages. « C’est un vétéran militant, qui n’a jamais dérogé du chemin qu’il s’était tracé. C’était un excellent sideman qui a accompagné tout le monde », explique Alain Simard, président du Festival international de jazz de Montréal. « C’était un catalyseur incroyable, capable de faire bouger les choses. Il pouvait vendre la musique. Et à plusieurs reprises, alors qu’il ne se passait rien à Montréal, n’eût été Charlie, il n’y aurait pas eu de musique du tout », soutien Len Dobbin, animateur d’émissions de jazz à la radio. Avant son décès, Charles Biddle a été honoré de plusieurs prix. Récipiendaire du prix Oscar-Peterson en 2000, il a obtenu le prix Calixa-Lavallée de la Société Saint-Jean-Baptiste, le 18 janvier 2003, avant d’être décoré de l’Ordre du Canada, le lendemain.Charles Biddle a joué avec les grands du jazz comme Oscar Peterson et Charlie Parker. Il est l’organisateur du premier événement exclusivement consacré au jazz à Montréal. Ce premier festival du genre a sans doute ouvert la voie au Festival international de jazz de Montréal. « J’entends les gens parler du Festival de jazz, dire comment c’est passionnant. Montréal était comme ça tous les jours dans les années 40 et 50. Vous pouviez vous lever en pleine nuit, sortir et avoir du bon temps. Montréal était la Mecque du divertissement pour les artistes, surtout les artistes noirs. Vous pouviez aller dans les coins les plus reculés du Québec et trouver des spectacles avec des artistes noirs », se rappelle Biddle. Le décès de cet artiste est suivi de nombreux témoignages. « C’est un vétéran militant, qui n’a jamais dérogé du chemin qu’il s’était tracé. C’était un excellent sideman qui a accompagné tout le monde », explique Alain Simard, président du Festival international de jazz de Montréal. « C’était un catalyseur incroyable, capable de faire bouger les choses. Il pouvait vendre la musique. Et à plusieurs reprises, alors qu’il ne se passait rien à Montréal, n’eût été Charlie, il n’y aurait pas eu de musique du tout », soutien Len Dobbin, animateur d’émissions de jazz à la radio. Avant son décès, Charles Biddle a été honoré de plusieurs prix. Récipiendaire du prix Oscar-Peterson en 2000, il a obtenu le prix Calixa-Lavallée de la Société Saint-Jean-Baptiste, le 18 janvier 2003, avant d’être décoré de l’Ordre du Canada, le lendemain. Source : La Presse, 19 janvier 2003, p.E5, 5 février 2003, p.C1.

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