Décès du syndicaliste Michel Chartrand

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Né en 1916, Michel Chartrand livre ses premières luttes syndicales au sein de la Confédération des travailleurs catholiques du Canada (CTCC), qui devient la Confédération des syndicats nationaux (CSN) en 1960. Sa fougue et son franc-parler sont particulièrement en évidence lors des grands conflits qui marquent cette période, notamment ceux d’Asbestos (1949) et de Murdochville (1957). Chartrand est également actif sur le plan politique, s’impliquant au sein de différentes formations de gauche qui tentent de se faire une place dans le débat public au cours des années 1950 et 1960. Une des périodes les plus mouvementées de sa carrière est son passage à la présidence du Conseil central de la CSN, entre 1968 et 1978. Le discours radical et le style enflammé de Michel Chartrand le propulsent à l’avant-scène de la vie publique québécoise et en font une véritable incarnation du syndicalisme de combat. Son discours et son style ne font pas l’unanimité, mais ils contribuent à le faire connaître sur toutes les tribunes, comme en octobre 1970 alors qu’il est incarcéré pendant quatre mois. Une des grandes causes de sa vie est la lutte pour les droits des accidentés du travail. Il participe à cet égard à la création de la Fondation pour l’aide aux travailleuses et travailleurs accidentés (FATA) en 1983. Ardent socialiste, activiste inépuisable, Chartrand a parcouru le Québec en long et en large et prononcé des milliers de discours devant des auditoires variés, défendant avec verve les causes qui lui tiennent à coeur. À 81 ans, il fait même face au premier ministre Lucien Bouchard dans Jonquière lors des élections générales provinciales du 30 novembre 1998. Sa vie, ainsi que celle de son épouse, l’auteure Simonne Monet-Chartrand, est immortalisée par un documentaire et une série télévisée réalisés par leur fils, Alain Chartrand. Né en 1916, Michel Chartrand livre ses premières luttes syndicales au sein de la Confédération des travailleurs catholiques du Canada (CTCC), qui devient la Confédération des syndicats nationaux (CSN) en 1960. Sa fougue et son franc-parler sont particulièrement en évidence lors des grands conflits qui marquent cette période, notamment ceux d’Asbestos (1949) et de Murdochville (1957). Chartrand est également actif sur le plan politique, s’impliquant au sein de différentes formations de gauche qui tentent de se faire une place dans le débat public au cours des années 1950 et 1960. Une des périodes les plus mouvementées de sa carrière est son passage à la présidence du Conseil central de la CSN, entre 1968 et 1978. Le discours radical et le style enflammé de Michel Chartrand le propulsent à l’avant-scène de la vie publique québécoise et en font une véritable incarnation du syndicalisme de combat. Son discours et son style ne font pas l’unanimité, mais ils contribuent à le faire connaître sur toutes les tribunes, comme en octobre 1970 alors qu’il est incarcéré pendant quatre mois. Une des grandes causes de sa vie est la lutte pour les droits des accidentés du travail. Il participe à cet égard à la création de la Fondation pour l’aide aux travailleuses et travailleurs accidentés (FATA) en 1983. Ardent socialiste, activiste inépuisable, Chartrand a parcouru le Québec en long et en large et prononcé des milliers de discours devant des auditoires variés, défendant avec verve les causes qui lui tiennent à coeur. À 81 ans, il fait même face au premier ministre Lucien Bouchard dans Jonquière lors des élections générales provinciales du 30 novembre 1998. Sa vie, ainsi que celle de son épouse, l’auteure Simonne Monet-Chartrand, est immortalisée par un documentaire et une série télévisée réalisés par leur fils, Alain Chartrand. Source : La Presse, 14 avril 2010, p. A14-A16 ; Le Devoir, 14 avril 2010, p. A1 et al ; Le Soleil, 14 avril 2010, p. 10 et al.
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/National/2010/04/13/001-chartrand.shtml  ;
http://archives.radio-canada.ca/societe/syndicalisme/dossiers/3765/

Voir en ligne : http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/p...