Décision du gouvernement québécois de recourir à la clause nonobstant dans l’affichage commercial

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Le jour de cette annonce, un grand rassemblement nationaliste se déroule au Centre Paul-Sauvé. Il ajoute de la pression sur les épaules du premier ministre qui, le lendemain, dépose à l’Assemblée nationale le projet de loi 178 visant à amender la Charte de la langue française. Les réactions ne sont font pas attendre. Le président d’Alliance Québec, Royal Orr, déclare : « C’est un jour sombre pour les Québécois (...) car leur gouvernement a décidé de fouler aux pieds un droit fondamental. » Le projet de loi n’est guère mieux accueilli par les nationalistes québécois, comme l’atteste la déclaration du député péquiste Claude Filion à la presse : « Le message que les libéraux laissent aux immigrants, c’est qu’au Québec cela se passe dans les deux langues. » Pour exprimer leur insatisfaction, trois ministres libéraux (Clifford Lincoln, Richard French, Herbert Marx) présenteront leur démission au premier ministre. La Loi 178 sera tout de même adoptée par l’Assemblée nationale le 22 décembre 1988.Le jour de cette annonce, un grand rassemblement nationaliste se déroule au Centre Paul-Sauvé. Il ajoute de la pression sur les épaules du premier ministre qui, le lendemain, dépose à l’Assemblée nationale le projet de loi 178 visant à amender la Charte de la langue française. Les réactions ne sont font pas attendre. Le président d’Alliance Québec, Royal Orr, déclare : « C’est un jour sombre pour les Québécois (...) car leur gouvernement a décidé de fouler aux pieds un droit fondamental. » Le projet de loi n’est guère mieux accueilli par les nationalistes québécois, comme l’atteste la déclaration du député péquiste Claude Filion à la presse : « Le message que les libéraux laissent aux immigrants, c’est qu’au Québec cela se passe dans les deux langues. » Pour exprimer leur insatisfaction, trois ministres libéraux (Clifford Lincoln, Richard French, Herbert Marx) présenteront leur démission au premier ministre. La Loi 178 sera tout de même adoptée par l’Assemblée nationale le 22 décembre 1988. Source : La Presse, 19 décembre 1988, p. 1-2.

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