Déclaration controversée du président du Canadien National, Donald Gordon

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Les propos de Gordon alimenteront la presse francophone et apporteront de l’eau au moulin des indépendantistes qui feront de lui une de leurs cibles privilégiées. Interrogé par le député Gilles Grégoire lors de son passage devant le Comité parlementaire des chemins de fer, Gordon aurait affirmé : « So long as I am President of Canadian National, no one will be appointed Vice President on CN because he is a French Canadian. » Selon les dires de Gordon, il ne s’agit pas de refuser systématiquement la présence de Canadiens français au sein du CN, mais plutôt de manifester son opposition à l’embauche d’une personne seulement à cause de ses origines. Sa déclaration survient une semaine après la réélection des Libéraux de Jean Lesage. Parmi les nombreuses réactions qu’elle suscite, soulignons celle d’André Laurendeau, du journal « Le Devoir », qui écrit : « M.Gordon a une qualité : il est brutal. Il dit très fort ce que d’autres font aussi bien que lui mais sans le dire. » Bernard Landry, de l’Association générale des étudiants de l’Université de Montréal décide pour sa part de rencontrer Gordon. Sa visite ne mène cependant à rien de concret. Un mois après « l’incident Gordon », le chef de l’Opposition à la Chambre des communes, Lester B. Pearson, demandera la mise sur pied d’une Commission d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme. Les propos de Gordon alimenteront la presse francophone et apporteront de l’eau au moulin des indépendantistes qui feront de lui une de leurs cibles privilégiées. Interrogé par le député Gilles Grégoire lors de son passage devant le Comité parlementaire des chemins de fer, Gordon aurait affirmé : « So long as I am President of Canadian National, no one will be appointed Vice President on CN because he is a French Canadian. » Selon les dires de Gordon, il ne s’agit pas de refuser systématiquement la présence de Canadiens français au sein du CN, mais plutôt de manifester son opposition à l’embauche d’une personne seulement à cause de ses origines. Sa déclaration survient une semaine après la réélection des Libéraux de Jean Lesage. Parmi les nombreuses réactions qu’elle suscite, soulignons celle d’André Laurendeau, du journal « Le Devoir », qui écrit : « M.Gordon a une qualité : il est brutal. Il dit très fort ce que d’autres font aussi bien que lui mais sans le dire. » Bernard Landry, de l’Association générale des étudiants de l’Université de Montréal décide pour sa part de rencontrer Gordon. Sa visite ne mène cependant à rien de concret. Un mois après « l’incident Gordon », le chef de l’Opposition à la Chambre des communes, Lester B. Pearson, demandera la mise sur pied d’une Commission d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme. Source : La Presse, 21 novembre 1962, p.1. (citation extraite de) Don Gilmour, Achille Michaud, Pierre Turgeon, Le Canada : une histoire populaire de la Confédération à nos jours, Saint-Laurent, Fides, 2001, p.253-254.

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