Déclaration du premier ministre Daniel Johnson sur l’aménagement des chutes Churchill

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Étant donné le litige frontalier entre le Québec et le Labrador, Johson affirmait en 1964 « qu’une telle transaction comporte l’acceptation implicite d’une frontière. » Il tient un autre discours en 1966, affirmant : « c’est le couteau sur la gorge que le gouvernement accepte de permettre à l’Hydro-Québec de signer un accord avec Churchill Falls Corporation pour l’achat de l’énergie hydraulique du Labrador. » L’entente avec la Brinco prévoit également la création d’une Commission d’enquête sur les frontières de la province. Si l’on se fie sur les propos qu’il tient devant la presse, le premier ministre Johnson se sent néanmoins coincé :« je vous le répète, le gouvernement comme tel n’est pas heureux de prendre une telle décision dans les circonstances actuelles. Il aurait préféré avoir l’occasion de faire des comparaisons. Si nous retardons cet accord d’un an, il en coûtera aux contribuables du Québec 3,2 millions de plus par année durant toute la durée du contrat, c’est à dire quarante-neuf ans. »Étant donné le litige frontalier entre le Québec et le Labrador, Johson affirmait en 1964 « qu’une telle transaction comporte l’acceptation implicite d’une frontière. » Il tient un autre discours en 1966, affirmant : « c’est le couteau sur la gorge que le gouvernement accepte de permettre à l’Hydro-Québec de signer un accord avec Churchill Falls Corporation pour l’achat de l’énergie hydraulique du Labrador. » L’entente avec la Brinco prévoit également la création d’une Commission d’enquête sur les frontières de la province. Si l’on se fie sur les propos qu’il tient devant la presse, le premier ministre Johnson se sent néanmoins coincé :« je vous le répète, le gouvernement comme tel n’est pas heureux de prendre une telle décision dans les circonstances actuelles. Il aurait préféré avoir l’occasion de faire des comparaisons. Si nous retardons cet accord d’un an, il en coûtera aux contribuables du Québec 3,2 millions de plus par année durant toute la durée du contrat, c’est à dire quarante-neuf ans. » Source : Le Devoir, 6 octobre 1966, p.1. 7 octobre 1966, p.1.

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