Déclenchement d’une grève à la Dominion Cotton Mills de Magog

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Une fois leur décision prise, les tisserands ferment le barrage, ce qui a pour effet d’interrompre le travail et de forcer les 300 ouvriers de l’atelier d’impression à quitter le travail eux aussi. Un comité de grévistes fait alors savoir aux autorités de la compagnie qu’en plus du retour du jour de la paye au vendredi, ceux-ci réclament une augmentation salariale de 10 %. La direction réplique le 31 juillet en faisant venir à Magog la troupe du 53e régiment de Sherbrooke. Cette intervention provoque une échauffourée et quelques coups de feu sans conséquences. Le mouvement de grève perdra de son ampleur rapidement avec l’arrestation et le départ de quelques contestataires. Plusieurs ouvriers seront licenciés à la suite de ce conflit qui se terminera le 3 août, soit moins d’une semaine après son déclenchement.Une fois leur décision prise, les tisserands ferment le barrage, ce qui a pour effet d’interrompre le travail et de forcer les 300 ouvriers de l’atelier d’impression à quitter le travail eux aussi. Un comité de grévistes fait alors savoir aux autorités de la compagnie qu’en plus du retour du jour de la paye au vendredi, ceux-ci réclament une augmentation salariale de 10 %. La direction réplique le 31 juillet en faisant venir à Magog la troupe du 53e régiment de Sherbrooke. Cette intervention provoque une échauffourée et quelques coups de feu sans conséquences. Le mouvement de grève perdra de son ampleur rapidement avec l’arrestation et le départ de quelques contestataires. Plusieurs ouvriers seront licenciés à la suite de ce conflit qui se terminera le 3 août, soit moins d’une semaine après son déclenchement. Source : Jean-Pierre Kesteman, Peter Southam, Diane Saint-Pierre, Histoire des Cantons de l’Est, Coll. « Les régions du Québec », Québec, IQRC, 1998, p.357.

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