Déclenchement d’une grève dans l’industrie de la chaussure à Québec

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Dès le début du différend, les patrons annoncent fermement aux ouvriers : « Voici un règlement d’atelier et une nouvelle liste de prix qui devront entrer en vigueur le 16 novembre prochain. Ces conditions ne sont pas susceptibles d’être discutées. » En réponse, les ouvriers décident de se tourner vers les syndicats en leur demandant de : « Régler cette question pour nous, nous vous donnons carte blanche ». Les deux parties désirent ardemment le règlement de la grève et la solution de celle-ci est accélérée grâce à l’arbitrage de Mgr Langlois. Cette pratique est conforme aux mécanismes de la CTCC et les travailleurs reprendront l’ouvrage le 30 novembre dans l’attente de la sentence de Mgr Langlois. En fin de compte, celle-ci s’avérera plutôt favorable aux ouvriers. Mais le refus des patrons de s’y soumettre constituera un échec pour le syndicat et pour les travailleurs qui ne réussiront pas à obtenir les gains proposés par la sentence. Les hostilités reprendront en 1926. Cette fois, les manufacturiers remporteront une victoire décisive en remplaçant plusieurs récalcitrants par des briseurs de grève.Dès le début du différend, les patrons annoncent fermement aux ouvriers : « Voici un règlement d’atelier et une nouvelle liste de prix qui devront entrer en vigueur le 16 novembre prochain. Ces conditions ne sont pas susceptibles d’être discutées. » En réponse, les ouvriers décident de se tourner vers les syndicats en leur demandant de : « Régler cette question pour nous, nous vous donnons carte blanche ». Les deux parties désirent ardemment le règlement de la grève et la solution de celle-ci est accélérée grâce à l’arbitrage de Mgr Langlois. Cette pratique est conforme aux mécanismes de la CTCC et les travailleurs reprendront l’ouvrage le 30 novembre dans l’attente de la sentence de Mgr Langlois. En fin de compte, celle-ci s’avérera plutôt favorable aux ouvriers. Mais le refus des patrons de s’y soumettre constituera un échec pour le syndicat et pour les travailleurs qui ne réussiront pas à obtenir les gains proposés par la sentence. Les hostilités reprendront en 1926. Cette fois, les manufacturiers remporteront une victoire décisive en remplaçant plusieurs récalcitrants par des briseurs de grève. Source : La Presse, 17 novembre 1925, p.4, 27 novembre 1925, p.17 et 30 novembre 1925, p.1.

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