Déclenchement de la grève des employés des Postes

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

À l’époque, le gouvernement fédéral ne fait que consulter les associations d’employés avant d’imposer unilatéralement les salaires et les conditions de travail. La grève est déclenchée à Montréal, contre l’avis de dirigeants nationaux, lorsque les postiers apprennent que leur augmentation salariale est plus basse que celle recommandée par la Commission du service civil. Un postier gagne à ce moment un peu plus de 4 000 $ par année alors que la moyenne industrielle canadienne se situe à 4 732 $. Le mouvement de grève s’étend alors à tout le pays. Un commissaire spécial est nommé pour enquêter sur les réclamations des employés. Les postiers de toutes les villes canadiennes, sauf Montréal, décident de retourner au travail. Le commissaire décide de hausser l’augmentation salariale mais, contre toute attente, les employés de Montréal refusent de retourner au travail et attendent des offres plus intéressantes. Ces derniers ne retourneront au travail qu’après avoir obtenu une augmentation de l’allocation pour l’achat de chaussures. Cette grève forcera la révision de la Loi sur la fonction publique en établissant un régime de négociations collectives pour 260 000 fonctionnaires. Les différentes associations d’employés se regrouperont alors dans l’Alliance de la fonction publique qui joint les rangs du Congrès du travail du Canada (CTC) l’année suivante. Le Syndicat des postiers et l’Union des facteurs du Canada font partie du Congrès des métiers et du travail du Canada (CMTC). Alors que l’Alliance conservera de bons rapports avec l’employeur, les postiers seront impliqués dans plusieurs conflits. Ainsi en 1966, un régime de négociations collectives est mis sur pied pour 260 000 fonctionnaires fédéraux. On accorde par la même occasion le droit de grève aux employés.À l’époque, le gouvernement fédéral ne fait que consulter les associations d’employés avant d’imposer unilatéralement les salaires et les conditions de travail. La grève est déclenchée à Montréal, contre l’avis de dirigeants nationaux, lorsque les postiers apprennent que leur augmentation salariale est plus basse que celle recommandée par la Commission du service civil. Un postier gagne à ce moment un peu plus de 4 000 $ par année alors que la moyenne industrielle canadienne se situe à 4 732 $. Le mouvement de grève s’étend alors à tout le pays. Un commissaire spécial est nommé pour enquêter sur les réclamations des employés. Les postiers de toutes les villes canadiennes, sauf Montréal, décident de retourner au travail. Le commissaire décide de hausser l’augmentation salariale mais, contre toute attente, les employés de Montréal refusent de retourner au travail et attendent des offres plus intéressantes. Ces derniers ne retourneront au travail qu’après avoir obtenu une augmentation de l’allocation pour l’achat de chaussures. Cette grève forcera la révision de la Loi sur la fonction publique en établissant un régime de négociations collectives pour 260 000 fonctionnaires. Les différentes associations d’employés se regrouperont alors dans l’Alliance de la fonction publique qui joint les rangs du Congrès du travail du Canada (CTC) l’année suivante. Le Syndicat des postiers et l’Union des facteurs du Canada font partie du Congrès des métiers et du travail du Canada (CMTC). Alors que l’Alliance conservera de bons rapports avec l’employeur, les postiers seront impliqués dans plusieurs conflits. Ainsi en 1966, un régime de négociations collectives est mis sur pied pour 260 000 fonctionnaires fédéraux. On accorde par la même occasion le droit de grève aux employés. Source : Jacques Rouillard, Histoire du syndicalisme québécois : des origines à nos jours, Montréal, Boréal, 1989, p. 451 à 454.

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