Démission d’André Laurendeau du Bloc populaire

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

À la suite des mauvais résultats du Bloc populaire aux élections fédérales de 1945 (seulement deux députés élus), le parti est divisé et la tension s’installe entre les deux chefs, Maxime Raymond
, à Ottawa, et André Laurendeau
, à Québec. Le déclin du Bloc populaire au fédéral est rapidement suivi par une baisse d’intérêt sur la scène provinciale. Les quatre députés provinciaux, dont le chef André Laurendeau
, perdent peu à peu leur enthousiasme. Laurendeau démissionne puisqu’il « est devenu évident, depuis plusieurs mois, que la majorité des dirigeants du Bloc populaire canadien se font une idée très différente de la mienne, de l’avenir, du parti. Je ne mets en doute ni leur sincérité, ni leur bonne foi. Aussi plutôt que de laisser ces divergences immobiliser notre groupe ou, ce qui serait plus grave dégénérer en divisions, j’ai cru devoir remettre à Maxime Raymond, chef national du Bloc, les responsabilités qu’il m’avait confiées publiquement le 4 février 1944 et démissionner comme membre du parti. » En 1947, Laurendeau obtient un poste au quotidien « Le Devoir » et décide de quitter la scène politique. Déjà chancelant, le Bloc disparaîtra au cours des mois suivants.À la suite des mauvais résultats du Bloc populaire aux élections fédérales de 1945 (seulement deux députés élus), le parti est divisé et la tension s’installe entre les deux chefs, Maxime Raymond
, à Ottawa, et André Laurendeau
, à Québec. Le déclin du Bloc populaire au fédéral est rapidement suivi par une baisse d’intérêt sur la scène provinciale. Les quatre députés provinciaux, dont le chef André Laurendeau
, perdent peu à peu leur enthousiasme. Laurendeau démissionne puisqu’il « est devenu évident, depuis plusieurs mois, que la majorité des dirigeants du Bloc populaire canadien se font une idée très différente de la mienne, de l’avenir, du parti. Je ne mets en doute ni leur sincérité, ni leur bonne foi. Aussi plutôt que de laisser ces divergences immobiliser notre groupe ou, ce qui serait plus grave dégénérer en divisions, j’ai cru devoir remettre à Maxime Raymond, chef national du Bloc, les responsabilités qu’il m’avait confiées publiquement le 4 février 1944 et démissionner comme membre du parti. » En 1947, Laurendeau obtient un poste au quotidien « Le Devoir » et décide de quitter la scène politique. Déjà chancelant, le Bloc disparaîtra au cours des mois suivants. Source : Le Devoir, 8 juillet 1947, p.3.

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