Démission de Philippe Landry de la présidence du Sénat

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Par ce geste, Landry veut aussi protester contre d’autres mesures qui briment les droits des francophones vivant à l’extérieur du Québec. Le 19 juin 1916, Landry recevra un accueil chaleureux au parc Lafontaine, à Montréal. Les 10 000 personnes présentes salueront son geste de protestation par une vibrante ovation. « Je suis venu ici, ce soir », déclare-t-il, « puiser le courage nécessaire pour les luttes de l’avenir. Je ne suis pas venu échauffer les esprits ou soulever les passions. Je suis venu faire appel à vos nobles sentiments et demander à vos coeurs d’hommes libres et de patriotes le concours généreux et désintéressé de vos énergies et et vos volontés. » Ce à quoi il ajoute : « Il s’agit de se réunir autour de notre drapeau, de serrer nos rangs et de présenter un front unit devant l’agresseur. Il s’agit de dire à ceux qui nous persécutent que nous sommes chez nous au Canada. Il s’agit de leur faire comprendre que nous avons le droit d’y vivre et d’y respirer l’air pur de la liberté, sur ce sol béni, arrosé du sang de nos pères et des larmes de nos mères. »Par ce geste, Landry veut aussi protester contre d’autres mesures qui briment les droits des francophones vivant à l’extérieur du Québec. Le 19 juin 1916, Landry recevra un accueil chaleureux au parc Lafontaine, à Montréal. Les 10 000 personnes présentes salueront son geste de protestation par une vibrante ovation. « Je suis venu ici, ce soir », déclare-t-il, « puiser le courage nécessaire pour les luttes de l’avenir. Je ne suis pas venu échauffer les esprits ou soulever les passions. Je suis venu faire appel à vos nobles sentiments et demander à vos coeurs d’hommes libres et de patriotes le concours généreux et désintéressé de vos énergies et et vos volontés. » Ce à quoi il ajoute : « Il s’agit de se réunir autour de notre drapeau, de serrer nos rangs et de présenter un front unit devant l’agresseur. Il s’agit de dire à ceux qui nous persécutent que nous sommes chez nous au Canada. Il s’agit de leur faire comprendre que nous avons le droit d’y vivre et d’y respirer l’air pur de la liberté, sur ce sol béni, arrosé du sang de nos pères et des larmes de nos mères. » Source : Le Devoir, 20 juin 1916, p.1,5.

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