Démission de trois députés du Parti québécois

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Selon les trois députés, c’est l’« autorité outrancière » de la chef du PQ, Pauline Marois, et de son cabinet qui les pousse à quitter leur formation politique. Ces derniers avouent ne plus se reconnaître au sein du parti, ajoutant que l’enjeu autour du projet de loi 204 a été la goutte qui a fait déborder le vase. Ce projet, déposé par la députée péquiste Agnès Maltais à l’insu des autres membres du caucus, concerne l’entente de principe prise entre le maire de Québec, Régis Labeaume, et l’entreprise Quebecor à propos d’un futur amphithéâtre dans la Capitale nationale. Avec l’adoption de ce projet de loi, l’entente serait à l’abri des dispositions incluses dans la Loi 76 sur la transparence des appels d’offre ainsi que de toute poursuite judiciaire. Les trois députés démissionnaires se refusaient à suivre la ligne de parti que Mme Marois voulait leur imposer pour le vote d’adoption de la Loi 204. Même si celle-ci leur propose à la dernière minute une abstention au vote ou une absence, elle ne peut empêcher Lapointe, Curzi et Beaudoin de quitter le parti. Elle se dit d’ailleurs « renversée » par les propos de ces derniers quant à sa manière de diriger le parti, d’autant plus qu’en avril le PQ avait accordé un vote de confiance de 93% à son chef. D’autres députés songeraient à rejoindre les trois démissionnaires dans le camp des indépendants. De fait, le lendemain, le député de Nicolet-Yamaska, Jean-Martin Aussant, annonce à son tour sa démission, évoquant pour sa part l’incapacité du PQ à faire avancer la cause de la souveraineté. Selon les trois députés, c’est l’« autorité outrancière » de la chef du PQ, Pauline Marois, et de son cabinet qui les pousse à quitter leur formation politique. Ces derniers avouent ne plus se reconnaître au sein du parti, ajoutant que l’enjeu autour du projet de loi 204 a été la goutte qui a fait déborder le vase. Ce projet, déposé par la députée péquiste Agnès Maltais à l’insu des autres membres du caucus, concerne l’entente de principe prise entre le maire de Québec, Régis Labeaume, et l’entreprise Quebecor à propos d’un futur amphithéâtre dans la Capitale nationale. Avec l’adoption de ce projet de loi, l’entente serait à l’abri des dispositions incluses dans la Loi 76 sur la transparence des appels d’offre ainsi que de toute poursuite judiciaire. Les trois députés démissionnaires se refusaient à suivre la ligne de parti que Mme Marois voulait leur imposer pour le vote d’adoption de la Loi 204. Même si celle-ci leur propose à la dernière minute une abstention au vote ou une absence, elle ne peut empêcher Lapointe, Curzi et Beaudoin de quitter le parti. Elle se dit d’ailleurs « renversée » par les propos de ces derniers quant à sa manière de diriger le parti, d’autant plus qu’en avril le PQ avait accordé un vote de confiance de 93% à son chef. D’autres députés songeraient à rejoindre les trois démissionnaires dans le camp des indépendants. De fait, le lendemain, le député de Nicolet-Yamaska, Jean-Martin Aussant, annonce à son tour sa démission, évoquant pour sa part l’incapacité du PQ à faire avancer la cause de la souveraineté. Source : Le Devoir, 7 juin 2011, p.A1. http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2011/06/06/002-pq-demissions-curzi-lapointe-beaudoin.shtml ; http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2011/06/06/003-demission-deputes-reactions-marois.shtml

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