Démission du cabinet du premier ministre Maurice Duplessis

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

François Leduc, un ancien de l’Action libérale nationale, n’a jamais réellement adopté la mentalité de l’Union nationale. Un différend avec le premier ministre Duplessis éclate lorsque, évoquant des raisons d’économie, ce dernier interdit l’utilisation de certains « biens publics » comme le téléphone pour des raisons personnelles. Le refus de Leduc de se plier à cette directive fournit un prétexte à Duplessis qui donne 48 heures à son ministre pour annoncer sa démission. Leduc tardant à donner sa réponse, le premier ministre déclare : « M. Leduc ne fait plus partie du cabinet. Je lui ai demandé il y a quelques temps de démissionner. Il m’a demandé 48 heures. Au bout de sept jours, comme sa décision n’était pas prise, après trois jours de délais demandés, j’ai considéré de mon devoir de le remplacer immédiatement. C’est ce que j’ai fait avec l’assentiment du cabinet. » Pour arriver à ses fins, Duplessis présente la démission de son cabinet au lieutenant-gouverneur et le fait assermenter de nouveau...mais sans Leduc. Le 30 novembre suivant, Anatole Carignan accédera au cabinet comme ministre de la Voirie.François Leduc, un ancien de l’Action libérale nationale, n’a jamais réellement adopté la mentalité de l’Union nationale. Un différend avec le premier ministre Duplessis éclate lorsque, évoquant des raisons d’économie, ce dernier interdit l’utilisation de certains « biens publics » comme le téléphone pour des raisons personnelles. Le refus de Leduc de se plier à cette directive fournit un prétexte à Duplessis qui donne 48 heures à son ministre pour annoncer sa démission. Leduc tardant à donner sa réponse, le premier ministre déclare : « M. Leduc ne fait plus partie du cabinet. Je lui ai demandé il y a quelques temps de démissionner. Il m’a demandé 48 heures. Au bout de sept jours, comme sa décision n’était pas prise, après trois jours de délais demandés, j’ai considéré de mon devoir de le remplacer immédiatement. C’est ce que j’ai fait avec l’assentiment du cabinet. » Pour arriver à ses fins, Duplessis présente la démission de son cabinet au lieutenant-gouverneur et le fait assermenter de nouveau...mais sans Leduc. Le 30 novembre suivant, Anatole Carignan accédera au cabinet comme ministre de la Voirie. Source : Le Devoir, 8 juillet 1938, p.10.

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