Démission du maire de Montréal, Gérald Tremblay

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Plusieurs rumeurs circulaient depuis quelques années relativement à des allégations de collusion entre les entrepreneurs obtenant des contrats avec la Ville de Montréal. Ce sont toutefois les révélations du témoin Lino Zambito devant la Commission Charbonneau, chargée d’enquêter sur ce phénomène, qui fait sauter le couvercle de la marmite. Celui-ci étale au grand jour les mécanismes de la collusion, notamment la corruption de fonctionnaires municipaux. Ces derniers auraient empoché des centaines de milliers de dollars en retour de leur complicité à l’endroit d’entrepreneurs qui auraient gonflé leurs factures de plus de 30% aux dépens des contribuables. Zampito affirme aussi que le parti au pouvoir à Montréal, Union Montréal du maire Gérald Tremblay, profitait financièrement de ce stratagème. Un autre témoin, l’ex-organisateur d’Union Montréal Martin Dumont, corrobore les dires de Zambito, ajoutant qu’il existait un financement parallèle au financement officiel, ce que, selon lui, le maire choisissait d’ignorer volontairement. La nouvelle a l’effet d’une bombe, d’autant plus qu’en même temps d’autres enquêtes sont en cours sur des élus municipaux, dont le maire de Laval Gilles Vaillancourt. La pression atteint Tremblay. Il nie les allégations mais doit composer avec une opposition qui réclame sa démission. Après une courte période de silence, le maire annonce son départ le 5 novembre. Maintenant son innocence, il rappelle que « ce qui compte le plus (en politique), c’est la perception et non la vérité ». Après avoir fait un bilan favorable de ses années à la mairie, il affirme traverser une « période d’une injustice insupportable », tout en espérant qu’un jour « justice sera rendue ». L’intérim sera assuré par la mairesse suppléante, Jane Cowell-Poitras, avant que le successeur de Tremblay ne soit élu par les conseillers le 16 novembre. Il s’agit de Michael Applebaum, un ex-président du comité exécutif qui a quitté les rangs d’Union Montréal. L’élection municipale aura lieu un an plus tard, en novembre 2013. Ce contexte turbulent contribue à nourrir le cynisme à l’endroit des institutions politiques, cynisme qui incite le gouvernement du Parti québécois à préparer des lois plus musclées visant à assainir le financement des partis politiques.Plusieurs rumeurs circulaient depuis quelques années relativement à des allégations de collusion entre les entrepreneurs obtenant des contrats avec la Ville de Montréal. Ce sont toutefois les révélations du témoin Lino Zambito devant la Commission Charbonneau, chargée d’enquêter sur ce phénomène, qui fait sauter le couvercle de la marmite. Celui-ci étale au grand jour les mécanismes de la collusion, notamment la corruption de fonctionnaires municipaux. Ces derniers auraient empoché des centaines de milliers de dollars en retour de leur complicité à l’endroit d’entrepreneurs qui auraient gonflé leurs factures de plus de 30% aux dépens des contribuables. Zampito affirme aussi que le parti au pouvoir à Montréal, Union Montréal du maire Gérald Tremblay, profitait financièrement de ce stratagème. Un autre témoin, l’ex-organisateur d’Union Montréal Martin Dumont, corrobore les dires de Zambito, ajoutant qu’il existait un financement parallèle au financement officiel, ce que, selon lui, le maire choisissait d’ignorer volontairement. La nouvelle a l’effet d’une bombe, d’autant plus qu’en même temps d’autres enquêtes sont en cours sur des élus municipaux, dont le maire de Laval Gilles Vaillancourt. La pression atteint Tremblay. Il nie les allégations mais doit composer avec une opposition qui réclame sa démission. Après une courte période de silence, le maire annonce son départ le 5 novembre. Maintenant son innocence, il rappelle que « ce qui compte le plus (en politique), c’est la perception et non la vérité ». Après avoir fait un bilan favorable de ses années à la mairie, il affirme traverser une « période d’une injustice insupportable », tout en espérant qu’un jour « justice sera rendue ». L’intérim sera assuré par la mairesse suppléante, Jane Cowell-Poitras, avant que le successeur de Tremblay ne soit élu par les conseillers le 16 novembre. Il s’agit de Michael Applebaum, un ex-président du comité exécutif qui a quitté les rangs d’Union Montréal. L’élection municipale aura lieu un an plus tard, en novembre 2013. Ce contexte turbulent contribue à nourrir le cynisme à l’endroit des institutions politiques, cynisme qui incite le gouvernement du Parti québécois à préparer des lois plus musclées visant à assainir le financement des partis politiques. Source : http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2012/11/05/011-gerald_tremblay-demission-maire_de_montreal.shtml  ;
http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/actualites/201211/05/01-4590659-gerald-tremblay-demissionne.php  ;
http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2012/11/16/001-mairie-election-vendredi.shtml

Voir en ligne : http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/p...